22 avril 2007
A gauche toute !
Fin du premier round. Sans surprise réelle la finale sera paritaire. Un (demi)homme, N. Sarkozy et une femme, S. Royal, respectivement à près de 30% et 26%. Et un troisième individu, F. Bayrou aux alentours de 18%. D'ores et déjà, l'extrême gauche, tout en déplorant l'usage massif du vote "utile", a appelé à poursuivre jusqu'au bout cette démarche. A. Laguiller (1.4%) -pour la première fois- a invité ses électeurs à voter socialiste le 6 mai. De même que D.Voynet (1.5%) et M.-G. Buffet (1.9%). O. Besancenot (4.3%) a quant à lui, bien fait le distingo, exhortant à se mobiliser "contre la droite et Sarkozy (...) dans la rue et dans les urnes" en votant S. Royal.
Sarkozy a livré un discours qui s'est voulu fédérateur. Il tente de réunir son troupeau : "Je veux dire à ceux qui ont peur (...)" a-t-il clamé. Royal, moins confiante et surtout plus mécannique s'est exprimée en faveur de "la démocratie du respect (...) plus humaine (...) parce que le progrès économique ne va pas sans le progrès social." A ses compatriotes et surtout ses militants ou sympathisants, elle a demandé en quelque sorte d'y croire encore un peu. En prenant soin de remettre le "nous" et la victoire d'un équipe au coeur de son propos. L. Fabius analyse cette présence au second tour comme la somme des scores "de Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement, Christiane Taubira plus environ deux points".
Il est évident que les électeurs centristes vont jouer le dénouement de ces élections. 18% des voix à se partager. J.-M. le Pen crédité de 11% des suffrages est considére comme le grand perdant de ce premier tour. La première menace est écartée... reste la seconde, N. Sarkozy. Peut être la plus insidieuse.
Aux urnes citoyens
"Aux armes", disait Claude-Joseph Rouget de Lisles, en défenseur de la démocratie nouvelle. Le slogan actuel est un peu moins belliqueux. Ajourd'hui c'est aux urnes qu'on nous appelle. L'abstention, c'est le pire ennemi de la démocratie. Alors exercez pleinement votre droit combiné à votre devoir, et, ma foi, "votez pour moi !"
Nous sommes donc le 22 avril 2007. Enfin, depuis le temps qu'on attendait ce jour où l'on pourrait élire notre premier (pour les néo-votants) PRESIDENT de la REPUBLIQUE... Tout un programme.
Douze noms, douze partis qui parfois auraient pu se rejoindre, s'entendre... mais qui ont choisi de faire cavalier(s) seul(s). Et nous, les élécteurs, inscrits en masse cette année, bercés par le spectre du 21 avril d'il y a cinq "longues" années. Tous les médias en parlent. Le Monde en a fait sa une hier après-midi : recrudescence de la participation. 44 millions de votants soit +6,7% par rapport à 2002. Le même quotidien explique qu'à midi on relevait un taux de participation de 31,21%.
On note également une forte manifestation et un intérêt accru des ressortissants français à l'étranger.
Bref c'est comme une sorte d'épée de Damoclès perchée au somment de notre crâne. Qui sera au second tour ? A ce qu'il paraît, en fonction de cette élection c'ets le destin de la france qui sera déterminé pour un bon bout de temps. De quoi faire réfléchir. Vote utile ou vote de conviction ? Vote du moins pire, vote par défaut ? Le risque qu'ont pris la majeure partie des candidats, est de sortir le diable de sa boîte dès que possible. "Il faut contrer le Pen et le front national" a pris le pas, me semble-t-il, sur beaucoup d'autres considérations. La peur a, à nouveau joué un rôle important, dans cette campagne et c'est sûr, elle aura un impact non négligeable dans le résultat des votes. Ceci dit, nous y sommes. H-4 avant les scores. Avant de savoir si nous allons encore vivre un mandat sous l'aile droite de notre pays ou si l'espoir d'un infime changement (comprendre revirement à gauche) est encore possible.
21 avril 2007
Cette fois, c'est vraiment fini...
Ah, nostalgie, quand tu nous tiens ! Pas moyen de te lâcher. Tu inspira les plus grands poètes, mais nous, tu nous a surtout tiré les larmes.
De dernière soirée en dernière soirée. De bals de promo en rencontres "sportives sur canapé". De restes éthyliques en dérapages lacrimaux, il a bien fallu qu'on se le dise ce petit mot. On aurait pu dire "SabaahoulKhaïr" pour dérider tout le monde, mais non. On a préféré le traditionnel "au revoir"... moins compliqué et quand même très efficace.
Inutile d'énumérer tout ce qu'on a fait : les danses endiablées et les tendres câlins... On le sait. On s'en souvient. On en rigole... et bordel ! on en pleure. Au rythme d'une chanson de Bruel qui invite à se retrouver dans dix ans... même préfa, même plage, même resto (faut bien s'approprier le texte !). Ou à celui de "goes around" (excusez mon anglais très approximatif). Sauf que cette fois les gars, quand on aura fini de tourner comme des cons avec notre index en l'air... on ne se verra plus dans le regard de vingt-trois autres cons. On sera... tout seul... tous seuls.... bref tous ensemble à travers notre solitude. Un peu de pathos de temps à autre ça ne fait pas de mal.
Je ne pense pas que ce texte soit, au final, très émouvant (pas hilard non plus mais bon...). Seulement, excusez-moi, mais j'y arrive pas ! Je ne peux pas me dire que l'on tire un trait, que c'était bien, mais c'est fini, qu'on aura juste été une brève dans les anales de cet Iut... Vous me connaissez, d'habitude je suis parmi les prem's à sortir le kleenex, voir à me moucher dans mon pull. A exhiber mes yeux d'albinos et mon menton tremblant. Là, les canaux sont à sec. A peine un ruissellement (pas les moussons de Calcutta). Une rosée du matin, la buée dans la salle de bain... pas grand' chose, quoi. C'est de votre faute aussi. Trop de bonnes choses. D'éclats de rires, d'instants marquants, d'osmoses (presque) parfaites. Trop de rancoeurs pour une note plus élevée ou pour un meilleur déhanché... Trop d'éléments qui rapprochent et qui font que je vous aime.
Pas d'illusion. Je sais que la distance se creusera plus vite avec certains qu'avec d'autres. Mais qu'importe car une chose est sûre. En deux ans, vous m'avez tous fait grandir.
T. R.




