l'actutopiste

14 mai 2007

"On joue pas pour participer !"

     Grand moment footballistique ce samedi 12 mai... à ce qu'il paraît : l'OM affronte Sochaux. L'enjeux est de taille puisqu'il s'agit de remporter la coupe de France.

     Tout est calme dans ce bar-restaurant d'Antibes. Ce n'est qu'apparence. En effet, chaque homme cache en lui un supporter euphorique. Enfin, c'est le cas de mes deux compagnons de soirée.
Coup de sifflet, le match commence. La tension monte. On le voit à leur regard... qui ne vous regarde plus du tout dès qu'un joueur s'approche des cages. Là, vous savez que vous n'avez aucune chance de rivaliser !
Marseille ouvre le score. Sans entrer dans les détails les détails d'une analuse trop pointue pour moi, Sochaux égalise puis domine. Le drame ! Ceux qui m'accompagnent sont des groupiEs phocéennEs. Bref au bout de 90 minutes plus une interminable demi-heure de prolongations, Sochaux l'emporte. Eh oui : peu de balles arrêtées par Carrasso
et un tir pourri de Maoulida lors de la série de pénalties. Les bleu et blanc ne survivront pas à "la mort subite".
     Et moi de dire pour consoler mes deux effondrés de copains : "c'est pas grave, ils sont quand même deuxième". Quelle erreur, si j'avais pu savoir. "C'est une coupe, il n' y a pas de deuxième. Soit t'es premier, soit t'as perdu. C'est pas la peine d'arriver en finale pour ça !" Au moins, il ne sont pas dernier. Au moins ils sont allés en finale, non ? "Attend, la tu joues pas juste pour participer !" Point barre.

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11 mai 2007

« Décortiquer le passé pour dresser les vieux démons »

gp_luc     Luc Saint-Eloy, artiste antillais, est à Nice pour un ciné-débat autour de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Avant la projection il accepte de répondre aux questions du Patriote Côte d’azur. Rencontre avec un défenseur de la seule «race humaine ».

Pensez-vous que la France soit un pays raciste ?

On ne peut pas dire que le pays est raciste. Bien sûr, il existe en France du racisme. Il faut le combattre par tous les moyens. La difficulté, c’est qu’au nom d’une nation une et indivisible, on a du mal à reconnaître  les différentes communautés. Les dispositifs nationaux ne sont pas assez nombreux.

La France refuse-t-elle l’introspection, ou n’est-elle pas encore consciente qu’un travail est nécessaire ?

La France ne veux pas voir ses maux. Et à cause de cela elle prend du retard. Il faut nous écouter car nous sommes porteurs de solutions. Il faut accepter son passé pour mieux vivre et accepter la différence. Nous sommes en train de construire notre mémoire.

Que vous évoque l’anti repentance développée en ce moment par  N. Sarkozy ?

La repentance serait valable si les auteurs des crimes étaient toujours vivants. C’est un terme dangereux. Il peut empêcher de reconnaître les pages sombres de notre histoire.

Or, il faut reconnaître. Pourquoi tout à coup ces hommes noirs sont devenus Français, par quel miracle ? Les commémorations ne peuvent que faire du bien. Apprendre ensemble ce qu’il s’est passé pour mieux vivre entre nous et pour que les crimes horribles commis hier ne se renouvellent pas.

En tant qu’Antillais, vous sentez-vous plutôt noir ou plutôt Français ?

On peut être Français et noir, sans avoir à gommer l’un ou l’autre. On ne doit pas chercher à cacher que l’on est noir… c’est impossible.

Une partie des Antillais pensent que nos racines sont africaines. D’autres admettent que nous en avons aussi en Europe. En vrais Créoles, nous avons plusieurs appartenances et nous avons dû nous réinventer une identité. Il faut cultiver sa citoyenneté à travers son appartenance.

Il est réel qu’en France, la communauté noire ne se sent pas chez elle. Parce qu’elle se l’entend dire. Donc oui, il y a exclusion mais parce que la différence est visible. En tous cas les Antillais ont cassé le mythe de la France et ce qu’on pourrait appeler le « grand mensonge républicain » a lui aussi été démantelé.

Les Antillais ont-ils pris conscience plus vite que les métropolitains de ces impératifs de mémoire ?

Je pense que cela va de paire. Quand on est hors de chez soi, c’est là qu’on prend conscience de son identité. Et cela pousse à cultiver encore plus ce que l’on est. Mais on ne peut pas comprendre un Antillais si l’on n’a pas conscience de ce qu’il a vécu historiquement. Nous sommes sortis de très très loin car le système nous a poussé à haïr ce qu’il y avait de noir en nous. Cela a fait de nous des êtres complexés. Quel colonisé n’a jamais rêvé d’être blanc ? Il y encore un travail colossal pour se sentir homme à part entière parce que nous devons nous réconcilier avec nous même. Personne ne nous dit comment faire. C’est épouvantable mais indispensable.

Devoir de mémoire pour le présent et pour l’avenir.

groupecin_Se souvenir ensemble. Tel était l’enjeu du « ciné-débat » organisé ce 10 mai au Mercury par Sos racisme indépendant.

     Un film et un débat animé par Luc Saint-Eloy¹ et Daniel Fimbel², pour commémorer l’abolition de l’esclavage.

Dans « 1802, l’Epopée guadeloupéenne », Christian Lara retrace la révolte des soldats français de Guadeloupe, menés par Delgrès, face aux troupes de Bonaparte, venues rétablir l’esclavage.

Le thème « Minorités visibles et tragédies cachées, fierté française et repentance, les oublis têtus de la mémoires » a suscité les passions.

Le comédien a présenté Delgrès, inconnu pour beaucoup car absent des manuels scolaires : « un très bon soldat français et un humaniste ». Précisant que le message - « vivre libres ou mourir » - des résistants guadeloupéens relevait  d’un combat universel pour la liberté.

Très vite le public – une quarantaine de personnes - s’est détaché  du film pour s’orienter vers une bataille de mots. « Repentance » a soulevé la polémique : terme trop « moral », « religieux ». Les questions de la réparation et du devoir d’Histoire, ont été abordées. D. Fimbel a insisté sur le premier point. L. Saint-Eloy  a rappelé  combien la loi Taubira (2001) avait compté dans le processus du souvenir. « Je sais quelles séquelles laisse le passé » exlique-t-il. Bien que « la blessure [ne soit] pas la même pour tout le monde, la mémoire est commune ». L’Histoire de la France est parfois noire, à nous de l’assumer.

¹ commandant Delgrès dans le film

² Ciné-café de Nice

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08 mai 2007

Sarkozy président : les militants azuréens exultent

ump1A Nice, la ferveur des sarkozystes est sans faille. Tout comme l’organisation de la soirée du second tour… le sacre !

« Quand est-ce qu’on débouche le champagne ? » Pour les militants et sympathisants UMP, pas de doute possible, leur candidat est déjà le nouveau président. Romain explique : «Il y a encore trois ou quatre jours je n’en étais pas sûr mais là… ». Dès 18h30, une cinquantaine de personnes sont regroupées devant la permanence du quartier des Moulins. On discute, on fume une cigarette, on rie… Ambiance détendue. Juste à côté, d’autres groupes. Des habitants du quartier. Les jeunes jouent un peu la
provocation : « Votez Royal ! », crie l’un d’entre eux. Les plus âgés tentent de relativiser : « Quel que soit le résultat, on doit l’accepter. Mais j’ai le sentiment qu’on est Français que quand ils en ont besoin ».

            A l’intérieur de la permanence, on s’active. Toutes les dix minutes le téléphone sonne. Inlassablement la standardiste lance un « Permanence Nicolas Sarkozy, bonsoir… ». Les techniciens montent un écran géant, branchent rétroprojecteur et haut-parleurs. La télévision annonce en continu les estimations. Dans la foule, chacun y va de ses chiffres et de sa petite phrase : « Faut qu’on passe au moins à 55% ». Eric Ciotti prononce la sentence : « A la sortie des urnes, 54 % minimum pour Sarkozy ». Au dessus de la tête du candidat à la députation, le portrait noir et blanc du « maître » sourit à son fan-club. Il est 19h15.

          
Plus que trois minutes...
      
La salle se remplit. Les têtes d’affiche paradent. L’atmosphère s’électrise. Les jeunes UMP des Alpes-Maritimes arrivent drapeau français et pancartes « Estrosi et Sarkozy » en main, pour la photo de groupe. On déplie l’étendard, on brandit les panneaux, on montre son t-shirt bleu roi. « Sarko président, Sarko président… oouuuuuhhhh ! » La candidate socialiste apparaît furtivement à l’écran : la meute hue. Et puis l’euphorie cède la place au stress. Impatience des militants, le compte à rebours retentit : « 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1… » Ils exultent ! N. Sarkozy est élu président. 53% contre 47 %. Hola de rigueur et pour la vaincue : « Ségolène au revoir ». Quelqu’un entonne la Marseillaise, les autres suivent. On monte sur les tables. Le message est clair. Un irréductible du camp adverse s’infiltre et tente une percée : « Ségolène, tu sais qu’on étaient tous là ».

Sous les standings ovation Eric Ciotti reprend la parole. « Le mouvement est en marche. La marche vers la liberté ne peut plus être endiguée (…) Nous sommes fiers d’être Français ce soir. Voilà le redressement dont nous rêvions tous. »

            21h, il faut fermer le local des Moulins. Les festivités se poursuivent rue Cassini, au siège du comité de soutien de N. Sarkozy. La joie des convives déborde sur la route. La police veille au grain ; la fourrière menace d’embarquer les véhicules en double file. Mais rien ne réussit à entacher la liesse des partisans « il fallait un homme comme lui ». Comprendre un homme qui parle « vrai » et qui tienne ses promesses… « On verra dans cinq ans ».

      

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07 mai 2007

Ca y est, c'est voté, annoncé presqu'enteriné... N. Sarkozy est président. Que dire de plus ? Faire un discours argumenté... pourquoi ? Au mieux il réussira à nous surprendre en sortant de la France de la crise qu'elle semble contracter. Au pire on sortira dans la rue et on mènera les actions de front pour faire entendre notre voix. Je ne vois pas plus loin l'analyse... La gauche pas assez au centre ; pas assez à gauche ? PA en mesure de proposer un réel projet pour changer la vie ? Je ne vois pas en quoi les proposition du nouveau président tranchent-elle avec les tentatives de l'ancien gouvernement... à part que désormais il aura carte blanche. Il ne sera plus numéro deux.
Quand je parlais aux jeunes UMPistes de Nice, l'un d'entre eux me disait qu'on ne pouvait pas voter pour une idéal (comprendre voter pour S. Royal)... pourquoi alors. Bien sûr  la rencontre entre un homme et un peuple. Bien sûr, le pragmatisme de nos sociétés de raison. Mais commetn peut-on chercher à avoir mieux, si on se coupe des idéaux et donc de nos rêves...

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22 avril 2007

A gauche toute !

     Fin du premier round. Sans surprise réelle la finale sera paritaire. Un (demi)homme, N. Sarkozy et une femme, S.   Royal, respectivement à près de 30% et 26%. Et un troisième individu, F. Bayrou aux alentours de 18%. D'ores et déjà, l'extrême gauche, tout en déplorant l'usage massif du vote "utile", a appelé à poursuivre jusqu'au bout cette démarche. A. Laguiller (1.4%) -pour la première fois- a invité ses électeurs à voter socialiste le 6 mai. De même que D.Voynet (1.5%) et M.-G. Buffet (1.9%). O. Besancenot (4.3%) a quant à lui, bien fait le distingo,  exhortant à se mobiliser "contre la droite et Sarkozy (...) dans la rue et dans les urnes" en votant S. Royal.
Sarkozy a livré un discours qui s'est voulu fédérateur. Il tente de réunir son troupeau : "Je veux dire à ceux qui ont peur (...)" a-t-il clamé. Royal, moins confiante et surtout plus mécannique s'est exprimée en faveur de "la démocratie du respect (...) plus humaine (...) parce que le progrès économique ne va pas sans le progrès social." A ses compatriotes et surtout ses militants ou sympathisants, elle a demandé en quelque sorte d'y croire encore un peu. En prenant soin de remettre le "nous" et la victoire d'un équipe au coeur de son propos. L. Fabius analyse cette présence au second tour comme la somme des scores "de Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement, Christiane Taubira plus environ deux points".
     Il est évident que les électeurs centristes vont jouer le dénouement de ces élections. 18% des voix à se partager. J.-M. le Pen crédité de 11% des suffrages est considére comme le grand perdant de ce premier tour. La première menace est écartée... reste la seconde, N. Sarkozy. Peut être la plus insidieuse.

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Aux urnes citoyens

     "Aux armes", disait Claude-Joseph Rouget de Lisles, en défenseur de la démocratie nouvelle. Le slogan actuel est un peu moins belliqueux. Ajourd'hui c'est aux urnes qu'on nous appelle. L'abstention, c'est le pire ennemi de la démocratie. Alors exercez pleinement votre droit combiné à votre devoir, et, ma foi, "votez pour moi !"
Nous sommes donc le 22 avril 2007. Enfin, depuis le temps qu'on attendait ce jour où l'on pourrait élire notre premier (pour les néo-votants) PRESIDENT de la REPUBLIQUE... Tout un programme.
     Douze noms, douze partis qui parfois auraient pu se rejoindre, s'entendre... mais qui ont choisi de faire cavalier(s) seul(s). Et nous, les élécteurs, inscrits en masse cette année, bercés par le spectre du 21 avril d'il y a cinq "longues" années. Tous les médias en parlent. Le Monde en a fait sa une hier après-midi : recrudescence de la participation.  44 millions de votants soit +6,7% par rapport à 2002. Le même quotidien explique qu'à midi on relevait un taux de participation de 31,21%.
On note également une forte manifestation et un intérêt accru des ressortissants français à l'étranger.
      Bref c'est comme une sorte d'épée de Damoclès perchée au somment de notre crâne. Qui sera au second tour ? A ce qu'il paraît, en fonction de cette élection c'ets le destin de la france qui sera déterminé pour un bon bout de temps. De quoi faire réfléchir. Vote utile ou vote de conviction ? Vote du moins pire, vote par défaut ? Le risque qu'ont pris la majeure partie des candidats, est de sortir le diable de sa boîte dès que possible. "Il faut contrer le Pen et le front national" a pris le pas, me semble-t-il, sur beaucoup d'autres considérations. La peur a, à nouveau joué un rôle important, dans cette campagne et c'est sûr, elle aura un impact non négligeable dans le résultat des votes. Ceci dit, nous y sommes. H-4 avant les scores. Avant de savoir si nous allons encore vivre un mandat sous l'aile droite de notre pays ou si l'espoir d'un infime changement (comprendre revirement à gauche) est encore possible.

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21 avril 2007

Cette fois, c'est vraiment fini...

    Ah, nostalgie, quand tu nous tiens ! Pas moyen de te lâcher. Tu inspira les plus grands poètes, mais nous, tu nous a surtout tiré les larmes.

     De dernière soirée en dernière soirée.  De bals de promo en rencontres "sportives sur canapé". De restes éthyliques en dérapages lacrimaux, il a bien fallu qu'on se le dise ce petit mot. On aurait pu dire "SabaahoulKhaïr" pour dérider tout le monde,  mais non. On a préféré le traditionnel "au revoir"... moins compliqué et quand même très efficace.
Inutile d'énumérer tout ce qu'on a fait : les danses endiablées et les tendres câlins... On le sait. On s'en souvient. On en rigole... et bordel ! on en pleure. Au rythme d'une chanson de Bruel qui invite à se retrouver dans dix ans... même préfa, même plage, même resto (faut bien s'approprier le texte !). Ou à celui de "goes around" (excusez mon anglais très approximatif). Sauf que cette fois les gars, quand on aura fini de tourner comme des cons avec notre index en l'air... on ne se verra plus dans le regard de vingt-trois autres cons. On sera... tout seul... tous seuls.... bref tous ensemble à travers notre solitude. Un peu de pathos de temps à autre ça ne fait pas de mal.
     Je ne pense pas que ce texte soit, au final, très émouvant (pas hilard non plus mais bon...). Seulement, excusez-moi, mais j'y arrive pas ! Je ne peux pas me dire que l'on tire un trait, que c'était bien, mais c'est fini, qu'on aura juste été une brève dans les anales de cet Iut... Vous me connaissez, d'habitude je suis parmi les prem's à sortir le kleenex, voir à me moucher dans mon pull. A exhiber mes yeux d'albinos et mon menton tremblant. Là, les canaux sont à sec. A peine un ruissellement (pas les moussons de Calcutta). Une rosée du matin, la buée dans la salle de bain... pas grand' chose, quoi. C'est de votre faute aussi. Trop de bonnes choses. D'éclats de rires, d'instants marquants, d'osmoses (presque) parfaites. Trop de rancoeurs pour une note plus élevée ou pour un meilleur déhanché... Trop d'éléments qui rapprochent et qui font que je vous aime.
     Pas d'illusion. Je sais que la distance se creusera plus vite avec certains qu'avec d'autres. Mais qu'importe car une chose est sûre. En deux ans, vous m'avez tous fait grandir.

T. R.

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31 mars 2007

Montage bal de promo deuxième année


Montage bal de promo deuxième année
Vidéo envoyée par armony31

Et voilà, après un interminable suspens vous avez enfin découvert le montage lors du bal de promo. Vous pouvez désormais le blogger (ce que tout le monde a déjà dû faire) bande de petits veinards!! Un montage à voir et à revoir sans modération!

Eh oui ! le bal de fin d'année... tout le monde l'attendu, espéré. Des heures de tergiversion sur la tenue à adopter. De préparation pour être la plus belle à aller danser.

A travers cette vidéo, une petite rétrospective de deux ans de "folie", applicable à toutes les disciplines possibles. Même si pour certains, c'est la docilité qui nous représente, je sais de quoi cette classe est capable. Du pire mais surtout du meilleur. Désolée pour les "private jokes" qui laisseront sûrement les extérieurs à la promo assez indifférents... bonne projection !

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25 mars 2007

La Villa Arson dans les galeries du Mamac

     Pour la deuxieme fois, le Musee d’art moderne et d’art contemporain de Nice a laisse carte blanche aux anciens etudiants de la Villa Arson. A travers cette demarche, qui n’est pas la derniere, le Mamac souhaite réaffirmer le soutien qu’il apporte à la scène artistique locale, ainsi que la complémentarité qu’il entretient avec la Villa Arson en tant qu’Ecole d’art.

     Ils ont investi le musée depuis deux jours et cela va durer près de deux mois et demi. Ils, se sont les dix-sept jeunes artistes¹ tout-droit sortis de la Villa Arson. Les anciens étudiants de la “génération 90” présentent un peu plus de trente-cinq oeuvres dans une exposition intitulée “Nice to meet you”, aussi hétéroclite que dense.           Du dessin sur feuille grand format aux aliments en décomposition, en passant par la photographie et les installations, chacun y est allé de  sa touche personnelle pour rendre attractive cette “rencontre” avec le public. L’abstraction est de mise et les références  nombreuses : Duchamp, les sup-port/surface.

Cours de cinéma. 

    Et, plus loin Hitchock ou de Palma. Brice Dellsperger les utilisent dans ses courts-métrages vidéo. Le jeune homme reconstitue, en effet, de célèbres scènes de cinéma. Avec une certaine impudeur, il exhibe ce mécanisme et la supercherie puisque pour le projet “Bodydouble”, il fait jouer des acteurs travestis.  Séquences intemporelles, (une) réalité mise à nue, son travail a le mérite d’interpeller ce que nous sommes.

Introspection. 

      A l’inverse de cette extériorisation, Christophe Berdaguer et Marie Péjus, proposent un voyage interne . Dans un monde miniature apparaissant sous la forme de maquettes de  maisons en résine blanche. “Psychoarchitecture” transporte, dans un monde étheré, absout du temps et de l’espace. Un monde où les bâtisses seraient construites en sucre. Si ce n’est que les dessins qui les ont inspirés ont été réalisée par des enfants traumatisés. L’objectif des deux plasticiens est presque thérapeutique puisque les édifices sont un peu des réceptacle d’angoisse. Comme les rêves aux quels renvoient nécessairement ces objets.

“Nice to meet you” c’est le grand et le petit ; le figuratif et l’abstraction, le réaliste et l’onirique. L’exposition montre tout et son contraire, mais surtout ne pas chercher à comprendre. La subtilité : juste se laisser bercer... par un petit air de déjà vu, pour autant pas tout à fait désagréable.

            

¹ Béatrice Cussol, Jean-Luc Verna, Cédric Teisseire, Marc Chevallier, Emmanuelle Villard, Claire-Jeanne Jézéquel,  Caroline Boucher, Michel Blazy, Berdaguer & Péjus, Tatiana Trouvé, Pascal broccolichi, Philippe Gronon, bruno Serralongue, Natacha Lesueur, Timothy Mason, Bertrand Lamarche,  Brice Dellsperger.

Exposition “Nice tou meet you” du 10 mars au 3 juin 2007 au Mamac à Nice.

Ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00

04 97 13 42 01

www.mamac-nice.org

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19 mars 2007

Pas encore tout à fait la fin

       En échos à Floriane, repartie bien loin dans sa Normandie natale, un autre "aurevoir à l'Iut" et surtout à ses habitants...

     Le calendrier scolaire n'est pas imprimé sur mes neurones, alors quand on m'a dit : « Il ne reste plus que cinq semaines », je ne vous raconte pas. Le choc ! J'en étais encore à des considérations un peu moins arrêtées. Du style : « Qu'est ce qu'ils m'énervent, tous ! A se la raconter, à tout le temps tirer une tête de six pieds de long, à parler de foot à chaque repas, à râler pour des broutilles ou à se se foutre de la gueule du monde entier
Et puis les préfa tout gris. Les ordi en grève chronique, les chaises qui grincent, les micro-ondes dégueu, les journaux qui disparaissent, les profs qui posent des lapins et qui nous reprennent pour deux minutes de retard... parce que comme chacun sait
"le JT c'est à 20h pas à 20h02 ! "»
     Inéxorable refrain de fin de course. Quand les petites vacances tardent à montrer leur nez. Quand le compte à rebours se fait pressant : « plus que deux jours, deux - jours ! Et puis voilà que tout le monde s'excite avec nos seulement un mois de sursis. Parce qu'on le savait bien, notre promo ne serait pas éternelle. L'Iut c'est plutôt une maison de passage. Mais une maison quand même. Partir comme on est arrivé, la chose paraît insurmontable.
Deux ans ensemble et que restera-t-il ? Un petit coup de fil de temps en temps. Des mails les premiers mois, un décrochage en douceur, quoi.
Un jour on verra le nom de certains au détour d'un article dans le canard du coin ou incrusté sur un synthé au journal télé du soir. « Ouaaaa, trop fort ! J'ai fait mes études avec ce mec ! ».  Fouilles archéologiques au fin fond du disque dur pour retrouver quelques photos, on cherchera les numéros sur « pages jaunes.fr. » Séquence nostalgie...ah ! le bon temps : les p'tits cailloux qui emmerdaient Johanna mais qui représentaient l'arme essentielle de la minorité visible de la classe, les garçons. Les salades pleines de moustiques et de trop de salade. Le grand écran plasma de Louise et Chalon dont tout le monde aura entendu parler des dizaines de fois.  François, ses pulls jacquards et Sarko. Le Collège international et les histoires interminables des internes. Les plats surgelés de Fred, les sandwichs cachers de Jérôme... Dans la tête s'affiche la compilation de vingt-quatre mois de vie en autarcie. L'Iut de journalisme, entité à part entière, coupée du reste de l'humanité et qui se suffit à elle même.
     Voilà. C'est la fin. Le moment où la nana sort son mouchoir blanc sur le quai de la gare, celui où Muphasa meurt dans le Roi lion, où Ross et Rachel se séparent dans Friends... Y a pas moyen de faire un « happy end » ?
Parce qu'avant, il reste encore... une semaine de cours qui commence sur les chapeaux de roues. Quinze jours de pratique audiovisuelle, un bal de promo, des révisions et des exam, un conseil de département, quelques coups à boire ensemble, une soirée sur la plage si tout le monde est d'accord. Et pour les plus motivés... encore une année.

 

 

 

 

 

T. R.

 

 

 

 

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