l'actutopiste

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08 mai 2007

Sarkozy président : les militants azuréens exultent

ump1A Nice, la ferveur des sarkozystes est sans faille. Tout comme l’organisation de la soirée du second tour… le sacre !

« Quand est-ce qu’on débouche le champagne ? » Pour les militants et sympathisants UMP, pas de doute possible, leur candidat est déjà le nouveau président. Romain explique : «Il y a encore trois ou quatre jours je n’en étais pas sûr mais là… ». Dès 18h30, une cinquantaine de personnes sont regroupées devant la permanence du quartier des Moulins. On discute, on fume une cigarette, on rie… Ambiance détendue. Juste à côté, d’autres groupes. Des habitants du quartier. Les jeunes jouent un peu la
provocation : « Votez Royal ! », crie l’un d’entre eux. Les plus âgés tentent de relativiser : « Quel que soit le résultat, on doit l’accepter. Mais j’ai le sentiment qu’on est Français que quand ils en ont besoin ».

            A l’intérieur de la permanence, on s’active. Toutes les dix minutes le téléphone sonne. Inlassablement la standardiste lance un « Permanence Nicolas Sarkozy, bonsoir… ». Les techniciens montent un écran géant, branchent rétroprojecteur et haut-parleurs. La télévision annonce en continu les estimations. Dans la foule, chacun y va de ses chiffres et de sa petite phrase : « Faut qu’on passe au moins à 55% ». Eric Ciotti prononce la sentence : « A la sortie des urnes, 54 % minimum pour Sarkozy ». Au dessus de la tête du candidat à la députation, le portrait noir et blanc du « maître » sourit à son fan-club. Il est 19h15.

          
Plus que trois minutes...
      
La salle se remplit. Les têtes d’affiche paradent. L’atmosphère s’électrise. Les jeunes UMP des Alpes-Maritimes arrivent drapeau français et pancartes « Estrosi et Sarkozy » en main, pour la photo de groupe. On déplie l’étendard, on brandit les panneaux, on montre son t-shirt bleu roi. « Sarko président, Sarko président… oouuuuuhhhh ! » La candidate socialiste apparaît furtivement à l’écran : la meute hue. Et puis l’euphorie cède la place au stress. Impatience des militants, le compte à rebours retentit : « 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1… » Ils exultent ! N. Sarkozy est élu président. 53% contre 47 %. Hola de rigueur et pour la vaincue : « Ségolène au revoir ». Quelqu’un entonne la Marseillaise, les autres suivent. On monte sur les tables. Le message est clair. Un irréductible du camp adverse s’infiltre et tente une percée : « Ségolène, tu sais qu’on étaient tous là ».

Sous les standings ovation Eric Ciotti reprend la parole. « Le mouvement est en marche. La marche vers la liberté ne peut plus être endiguée (…) Nous sommes fiers d’être Français ce soir. Voilà le redressement dont nous rêvions tous. »

            21h, il faut fermer le local des Moulins. Les festivités se poursuivent rue Cassini, au siège du comité de soutien de N. Sarkozy. La joie des convives déborde sur la route. La police veille au grain ; la fourrière menace d’embarquer les véhicules en double file. Mais rien ne réussit à entacher la liesse des partisans « il fallait un homme comme lui ». Comprendre un homme qui parle « vrai » et qui tienne ses promesses… « On verra dans cinq ans ».

      

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22 avril 2007

A gauche toute !

     Fin du premier round. Sans surprise réelle la finale sera paritaire. Un (demi)homme, N. Sarkozy et une femme, S.   Royal, respectivement à près de 30% et 26%. Et un troisième individu, F. Bayrou aux alentours de 18%. D'ores et déjà, l'extrême gauche, tout en déplorant l'usage massif du vote "utile", a appelé à poursuivre jusqu'au bout cette démarche. A. Laguiller (1.4%) -pour la première fois- a invité ses électeurs à voter socialiste le 6 mai. De même que D.Voynet (1.5%) et M.-G. Buffet (1.9%). O. Besancenot (4.3%) a quant à lui, bien fait le distingo,  exhortant à se mobiliser "contre la droite et Sarkozy (...) dans la rue et dans les urnes" en votant S. Royal.
Sarkozy a livré un discours qui s'est voulu fédérateur. Il tente de réunir son troupeau : "Je veux dire à ceux qui ont peur (...)" a-t-il clamé. Royal, moins confiante et surtout plus mécannique s'est exprimée en faveur de "la démocratie du respect (...) plus humaine (...) parce que le progrès économique ne va pas sans le progrès social." A ses compatriotes et surtout ses militants ou sympathisants, elle a demandé en quelque sorte d'y croire encore un peu. En prenant soin de remettre le "nous" et la victoire d'un équipe au coeur de son propos. L. Fabius analyse cette présence au second tour comme la somme des scores "de Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement, Christiane Taubira plus environ deux points".
     Il est évident que les électeurs centristes vont jouer le dénouement de ces élections. 18% des voix à se partager. J.-M. le Pen crédité de 11% des suffrages est considére comme le grand perdant de ce premier tour. La première menace est écartée... reste la seconde, N. Sarkozy. Peut être la plus insidieuse.

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Aux urnes citoyens

     "Aux armes", disait Claude-Joseph Rouget de Lisles, en défenseur de la démocratie nouvelle. Le slogan actuel est un peu moins belliqueux. Ajourd'hui c'est aux urnes qu'on nous appelle. L'abstention, c'est le pire ennemi de la démocratie. Alors exercez pleinement votre droit combiné à votre devoir, et, ma foi, "votez pour moi !"
Nous sommes donc le 22 avril 2007. Enfin, depuis le temps qu'on attendait ce jour où l'on pourrait élire notre premier (pour les néo-votants) PRESIDENT de la REPUBLIQUE... Tout un programme.
     Douze noms, douze partis qui parfois auraient pu se rejoindre, s'entendre... mais qui ont choisi de faire cavalier(s) seul(s). Et nous, les élécteurs, inscrits en masse cette année, bercés par le spectre du 21 avril d'il y a cinq "longues" années. Tous les médias en parlent. Le Monde en a fait sa une hier après-midi : recrudescence de la participation.  44 millions de votants soit +6,7% par rapport à 2002. Le même quotidien explique qu'à midi on relevait un taux de participation de 31,21%.
On note également une forte manifestation et un intérêt accru des ressortissants français à l'étranger.
      Bref c'est comme une sorte d'épée de Damoclès perchée au somment de notre crâne. Qui sera au second tour ? A ce qu'il paraît, en fonction de cette élection c'ets le destin de la france qui sera déterminé pour un bon bout de temps. De quoi faire réfléchir. Vote utile ou vote de conviction ? Vote du moins pire, vote par défaut ? Le risque qu'ont pris la majeure partie des candidats, est de sortir le diable de sa boîte dès que possible. "Il faut contrer le Pen et le front national" a pris le pas, me semble-t-il, sur beaucoup d'autres considérations. La peur a, à nouveau joué un rôle important, dans cette campagne et c'est sûr, elle aura un impact non négligeable dans le résultat des votes. Ceci dit, nous y sommes. H-4 avant les scores. Avant de savoir si nous allons encore vivre un mandat sous l'aile droite de notre pays ou si l'espoir d'un infime changement (comprendre revirement à gauche) est encore possible.

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02 février 2007

Bové dans le champ des présidentielles

bov_    Ce matin toutes les radios en parlent, le Parisien et Libération en ont fait leur une, TF1 a trouvé son interview de son JT de 20 heures, et probablement les chaînes du service public pour les jours à venir... Quel est ce remu-ménage matinal ? José Bové est candidat. Voilà c'est dit. Il ajoute désormais une énième alternative aux têtes d'affiches traditionnelles et un septième candidat à la gauche.

      Malgré le soutien des trente-deux mille signatures apportées à la pétition qui circule sur Internet, la candidature du leader alter-mondialiste suscite la controverse. L'homme d'abord, avec cette image caricaturale qui lui colle à la peau. A côté d'un "petit César" et d'une "Madone", quels sont le poids et la crédibilité d'un "Astérix du Larzac" (1) ? José Bové pourfendeur de  la mondialisation, chantre de la terre au naturel, représentant de "la France des invisibles" ... oui mais ! est-ce réellement la carrure d'un homme de pouvoir ? On le sait investi pour cette France alternative qui émerge mais les axes régaliens de la politiques tels que les relations internationales, la justice (certains diront qu'il connaît bien) ou encore la santé n'apparaissent qu'en filigrane dans ses prises de parole.
    
Un candidat à la marge

      Il y a aussi la peur d'un autre 21 avril. Même si certains socialiste, comme J.- C. Cambadélis y voient la possibilité de ramener  "au combat contre la droite au pouvoir des gens qui s'enfermaient dans le dépit", la candidature de Bové accentue encore la diversité à gauche et donc la difficulté du choix que les électeurs devront faire. Voteront-ils utile ou par convictions ? C'est l'éternel question. Mais le leader de la Conf' a déjà clairement annoncé qu'en cas d'émiettement des voix (ce que craignent les autres candidats écolo ou d'extrême gauche), il se désisterais. Bové veut être une force pour la gauche, dans toute sa diversité.
      Le procès, enfin, se profile. Dans cinq jours (le 7 février) il sera jugé en cour de Cassation pour avoir fauché un champ transgénique en 2004 à Menville. Il encourt quatre mois de prison ferme, car il est considéré comme un "multirécidiviste". Si le jugement est appliqué, Bové dirigera les opérations depuis sa cellule. Ce qui ne semble pas le déranger. Bien que qu'il ne s'agisse pas des meilleures conditions pour mener campagne, on peut au moins reconnaître qu'il assume son statut de citoyen. Un président doit représenter les citoyens. Dans un pays comme la France dont le principe est l'égalité de tous devant la loi et les droits, il est aberrant que le président fasse partie d'une classe hyper-privilégiée.
Reste à voir si les électeurs sont prêts à mettre un autre monde en marche.

(1) employé par le Parisien

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22 janvier 2007

Bayrou en visite à Nice

      Les voeux : évènement incontournable du mois de janvier pour un responsable politique. Comme chaque année Rudy Salles, député UDF, en présence d'une partie de la population niçoise, a pu opérer un bilan de l'année achevée. Ce 21 janvier 2007 a également été l'occasion pour les militants et sympathisants centristes, d'accueillir à Acropolis, leur leader national : François Bayrou.

bayrouLe "troisième homme" est authentique. Selon R. Salles, il est lui aussi "un enfant du terroir" . Tout ce que le patron de l'UDF dit aux niçois vient "du fond du coeur". Pour 2007 il leur souhaite "l'espérance retrouvée et un avenir plus juste". On le devine, François Bayrou ne rend pas seulement visite à un vieil ami, il fait campagne et tente de séduire un électorat potentiel.
Le public, quant à lui, est assez enthousiaste. L'élu du Béarn n'a qu'une demie heure de retard, et son entrée version "sportif  qui vient de finir la course et qui fait un tour de stade juste pour la gloire et l'amour de l'assistance" plaît beaucoup... tonnerre d'applaudissements pour la star.

Un constat alarmiste

     Le candidat Bayrou dénonce : la persécution bipartiste du centrisme, le déclin de la France dans lequel "chacun a sa responsabilité", l'immobilisme du pays, une asphyxie lente due aux 35 heures et à un déficit hyper élevé...
(Photo D.R.)
En effet, selon lui la dette n'a jamais été aussi importante.  En 1981 (doit-on comprendre jusqu'à l'arrivée de Mitterand à l'Elysée ?) la France était le pays le moins endetté du monde alors qu'aujourd'hui le déficit est de un milliard cent cinquante-sept millions d'euros. Soit l'équivalent de
"deux mille euros prélevés chaque année à chaque Français"
Les retraites posent elles aussi un problème. Les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses, la proportion de jeunes actifs diminue : l'équation est mauvaise. Les jeunes ne peuvent plus payer les retraites des personnes âgées.
Et puis comme il en faut pour tout le monde... L'éducation. Très importante car " c'est notre seule richesse". Mais quel est ce monde où les élèves restent assis à l'entrée du professeur et se croient au même niveau que lui.

Des positions marquées... au centre

     On l'a compris, François Bayrou, c'est l'homme du terrain. Il représente la France des opprimés par l'alternance,  et ses propositions pour oxygéner cette frange de la population se veulent concrètes.
Lutte contre l'exclusion ou comment réinsérer durablement les quelques un millions trois cent mille RMistes. Son projet repose sur l'union des associations et des collectivités locales autour d'un même objectif : l'activité universelle. C'est à dire permettre aux plus démunis de rendre des services d'intérêt public contre rémunération. Une manière de remettre un pied dans le travail et dans la société. Initiative louable de la part de l'ancien ministre de l'éducation,  si instant plus tard il ne se décrédibilisait pas lui-même : "Le RMI c'est combien ? trois cent soixante dollars... euh, euros, c'estça ? Ah non ? quatre cent trente-trois, bon. C'est pas une grande différence de toute façon...".
Ensuite, l'école et l'instruction doivent "mobiliser tous [les] efforts". Il faut y mettre  les moyens qu'il faut et en même temps écrire dans le contrat les exigences nouvelles. La promotion scolaire des élèves issus de milieux difficiles ne doit pas être réservée à quelques établissement. Il faut généraliser les chances de parcours exceptionnels. Ainsi que rétablir au sein de la forteresse-école "la sécurité et l'autorité". Un enfant déstabilisé a toutes les chances de déstabiliser ses camarades. Bayrou préconise alors de placer l'élève dans une structure encadrée par des éducateurs. Position discutable, c'est vrai.
    
     L'allocution du candidat à la présidentielle aura duré une bonne heure et demi. Entre les boutades et les anecdotes on sent bien la ferveur populaire l'animer. Pour résumer, François Bayrou est "pour qu'on repasse la marche avant" . Bien sûr ça serait mieux. Mais au milieu d'une campagne où le programme de chacun ressemble à un règlement de compte, la posture de Bayrou ne tranche pas vraiment. Reprendre les poncifs des deux grands partis, c'est adopter le centre d'une manière un peu trop simpliste !

T.R.

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13 janvier 2007

Napoléon, bis repetitas

       Plus rien, ou presque, ne lui barre la route. Nicolas Sarkozy avale un à un les adversaires posarkonaptentiels de sa majorité. Malgré des procédés que tous pourrions dénoncer, il est en train d'arriver à ses fins. Demain aura lieu devant cinquante mille personnes le "sacre" du ministre de l'Intérieur, par sa famille politique. Comme d'habitude, pourquoi faire dans la discrétion ? En plus d'un plebiscite, ce sera un show. Et pour l'évenementiel, Sarko met le paquet.   L'organisateur de la soirée n'est autre que Didier Froehly, réalisateur de La nouvelle star sur M6. Le budget s'élève à 3,5 millions d'euros. C'est à dire trois fois plus que la campagne de Marie-Georges Buffet.
     Rien ne drevrait venir gâcher la petite sauterie. Barbelivien en DJ's, Clavier en Clown et Doc Gynéco pour la détente. Non vraiment les fans... euh, les militants ne le regretteront pas. Et puis Sarko, il est moderne, c'est vrai. Jeune, fringant, c'est un peu le rebelle de l'UMP. Il n'hésite pas à revisiter à sa sauce des slogans aux sonorités quelques peu soixante-huitardes.

Le candidat de tous les exclus idéologiques (!)

     Sa phrase choc c'est : "Tout devient possible avec Nicolas Sarkozy". Un appel lancé à tous ceux qui se sentent déçus par les politiques de protections sociales, qui en ont marre d'avoir un système scolaire ou de santé accessibles à une majorité, qui pensent que les SDF ont choisi leur mode de vie et que les jeunes sont tous des délinquants en puissance. Bref, une sentance censée rassembler tous ceux qui pleurent face à l'indécence "gauchisante" de notre pays.
Attention, pour les aveugles de première et dernière heure. Sarkozy ce n'est pas seulement une incarnation de feu Napoléon. A ses heures perdues, il se déguise aussi en Schtroumph Farceur. Vous savez, celui qui offre des cadeaux explosifs...

illustration blog.antisarko.fr

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MAM bat en retraite

La finale des présidentielles 2007 ne sera pas fémino-féminine. Michèle Alliot-Marie, qui aurait pu être une potentielle rivale à la madone du PS, vient d'annoncer qu'elle se ralliait à Sarkozy.

Le premier épisode aurait pu s'intituler :"MAM s'en va en guerre". Depuis plusieurs mois, la ministre de la Défense tentait de s'imposer comme une alternative au sein de l'UMP, s'opposant alors à Nicolas Sarkozy et autres candidats pressentis, comme Christine Boutin. Le message est clair : il est necessaire d'assurer une réelle descendance gaulliste à Jacques Chirac. Mais le combat s'annonce difficile. Celui qui se considère comme une sorte de messie de la France, ne compte pas rennoncer à la primauté. Pas question de galanterie en politique... quitte à ignorer la dame lors des réunions du parti. En tous cas MAM ne se démonte pas. Blindée comme un char d'assaut, la "numéro trois" du gouvernement revendique son droit à la candidature. S'il faut elle se présentera sans aucun soutien de sa famille politique, à l'instar du député Nicolas Dupont-Aignan.

"Il [a] fait siennes un certains nombres de [mes] propositions."

Mais voilà, en cours de route... Patatra ! MAM revient les bras ballants. Enfin, à l'en croire pas tout à fait. Elle se déclare "enthousiaste" de défendre ses idées face "au risque socialiste d'une part, face aussi, il faut bien le dire au risque extrémiste". Et de le faire aux côtés du ministre de l'Intérieur. Ce dernier a fait des concessions (!). Il a accepté d'ecouter sa majorité. Et MAM de se réjouir qu'il "ait montré qu'il était sensible à [ses] préoccupations, qu'il ait fait siennes un certain nombre des propositions [qu'elle] avait faites". Alors que la gaullisme de souche retourne sa veste, la ruoture tranquille, elle, avance.

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10 janvier 2007

Je sais pas !

Le sondage sur la côte d'Azur, grande répétition générale !

     Pour qui allez-vous voter aux élections présidentielles ? Grande et vaste question, n'est-ce pas ! Tout le monde cherche à le savoir et on multiplie les enquêtes.
Dernier sondage en date, celui de  La Provence-
Nice Matin, dont les résultats ont été publiés hier. Ainsi, en PACA Nicolas Sarkozy arrive en tête ( 36%) devant Ségolène Royale (23%) et Jean-Marie Le Pen (19%).
     Pourtant, quel politicien, pour se justifier de son faible score, ne nous répète pas que les sondages sont aléatoires et qu'ils fournissent des indications, non des certitudes. Alors si tout le monde est d'accord, pourquoi  s'obstine-t-on.
     Je voudrais, d'autant plus, attirer votre attention sur (passez-moi l'expression), l'inéptie de celui-ci. J'ai été interrogée par téléphone il y a quelque jours à propos de mes intentions de vote. Je vous re situe le contexte : le téléphone fonctionne mal par conséquent je n'entends quasiment rien ; mon interlocutrice débite son texte comme un automate avec un accent à couper au couteau ; je suis en pleines révisions d'anthropologie et mon cerveau sature !
     Bref, première question : "Si les élections présidentielles avaient lieu dans quatre jours (!) pour qui voteriez-vous au premier tour ? " Et d'énumerer tous les candidats un à un.
Pour qui vais-je voter, l'interrogation prend alors toute son ampleur. Il me reste trois mois et demi pour prendre mes responsablités civiques... mais pour le moment je dois me projeter le film en quatre jours. Au hasard (pas totalement en fait) : "Marie-Georges Buffet", je réponds. Et voilà, pour les sondages je fais partie des sympathisants communistes. Ce n'est pas une tare me direz-vous. Seulement ma réponse n'est qu'à moitié honnête. Je n'en sais fichtre rien, pour qui je vais voter. Et je pense qu'une majorité de gens se trouve dans la même impasse face à des question si bêtes. "Quatre jours" alors que l'unique chose qu'on voit c'est Sarkozy tenter de voler la couronne, la candidate PS inventer des proverbes chionois, les collectifs antilibéraux se désagréger comme un crumble. Le seul dont on connaisse vraiment les ambitions, c'ets Le Pen qui ne change pas de leit motiv depuis 1974 :
"dehors les étrangers!".
     Ajoutons à cela la problématique du vote utile ou du vote de convictions. Que fait-on quand la candidate de gauche ne nous inspire pas tellement, mais qu' intégrer les 4% d'azuréens pro-coco n'a aucune chance de peser dans la balance ?
Faire des sondages, c'est bien beau.  Il est judicieux de connaître les grandes tendances de la population... mais quoi ? Ces sondages ne leur servent qu'à ajuster leur image et non leur programme, car tout est déjà discuté.

T.R.

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28 décembre 2006

Le puzzle des collectifs anti-libéraux perd des pièces !

4La bulle "unitaire"des collectifs de la gauche anti-libérale vient d'éclater. Pas de polémique autour du principe d'une candidature unique mais autour de la personnalité de le/la candidat-e. A savoir Marie-Georges Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français (PCF). L'obstination du Parti à vouloir désigner son leader, met en péril la volonté de rassemblement des collectifs.

Un élan de citoyenneté à la base

Au lendemain du référendum de mai 2005 (constitution européenne) et de la "victoire" du  NON, quelques huit cents collectifs se forment. Le message véhiculé est avant tout un message civique. L'élan global des sensibilités "des gauche de la gauche", apparaissent comme les prémisses de ce que la candidate PS martèle depuis quelques mois : la démocratie participative.

Diverses forces citoyennes mais aussi politiques constituent la synthèse effectuée par les collectifs. Dont le Parti communiste, l'un des chefs de fil des "nonistes" en 2005. Les communistes représentent un poids numérique indéniable, et permettent, malgré tout, aux collectifs de bénéficier d'une relative crédibilité politique. Il ne s'agit pas d'une synthèse autour du PCF, mais bel et bien d'un rassemblement autour du désir d'une politique vraiment de gauche. Plusieurs candidats se sont présentés. Plusieurs communistes même : Patrick Braouezec, député de Saint-Denis, l'euro-député Francis Wurtz, ou encore Clémentine Autain, "affiliée communiste".

Pourtant, le parti tente de faire passer "en force" la candidate possédant selon eux la plus grande légitimité : Marie-Georges Buffet.

Une décision communo-communiste

     L'absence de solution collégiale, pousse la secrétaire nationale à organiser un, puis deux tours de scrutin. Le dernier s'est déroulé le 20 décembre. Seuls les militants communistes ont été interrogés sur la base de deux propositions : pour ou contre la candidature de la leader PC.

Considérer les collectifs de la gauche anti-libérale comme une extension du PCF serait très restrictif. Les facettes de ce mouvement sont multiples : elles s'étendent des partisan d'une "gauche de gauche" plus modérée, jusqu'à des sensibilités proches de celles de la LCR, en passant par le citoyen lambda, soucieux de son avenir et prêt à croire qu'autre chose est possible.

     Comme le titre l'hebdomadaire Politis "le dilemme [est] communiste". Les militants doivent choisir (momentanément) entre "le parti ou le rassemblement".

Si on reconnaît aux communistes leur capacité d'être sur le terrain, il n'en demeure pas moins que le parti frôle l'immobilisme. Chaque nouvelle élection présidentielle le prouve. Pour beaucoup il est désuet et cette récente impulsion des collectifs pourrait permettre d'entrevoir à nouveau "des lendemains qui chantent". Mais pour cela il faut accepter de laisser de côté une pseudo lutte idéologique pour marcher vers un même objectif : rendre plausible les cent vingt-cinq propositions dont ils ont décidé ensemble.

T.R.

Posté par tiphaine26 à 10:44 - Présidentielles 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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