25 mars 2007

La Villa Arson dans les galeries du Mamac

     Pour la deuxieme fois, le Musee d’art moderne et d’art contemporain de Nice a laisse carte blanche aux anciens etudiants de la Villa Arson. A travers cette demarche, qui n’est pas la derniere, le Mamac souhaite réaffirmer le soutien qu’il apporte à la scène artistique locale, ainsi que la complémentarité qu’il entretient avec la Villa Arson en tant qu’Ecole d’art.

     Ils ont investi le musée depuis deux jours et cela va durer près de deux mois et demi. Ils, se sont les dix-sept jeunes artistes¹ tout-droit sortis de la Villa Arson. Les anciens étudiants de la “génération 90” présentent un peu plus de trente-cinq oeuvres dans une exposition intitulée “Nice to meet you”, aussi hétéroclite que dense.           Du dessin sur feuille grand format aux aliments en décomposition, en passant par la photographie et les installations, chacun y est allé de  sa touche personnelle pour rendre attractive cette “rencontre” avec le public. L’abstraction est de mise et les références  nombreuses : Duchamp, les sup-port/surface.

Cours de cinéma. 

    Et, plus loin Hitchock ou de Palma. Brice Dellsperger les utilisent dans ses courts-métrages vidéo. Le jeune homme reconstitue, en effet, de célèbres scènes de cinéma. Avec une certaine impudeur, il exhibe ce mécanisme et la supercherie puisque pour le projet “Bodydouble”, il fait jouer des acteurs travestis.  Séquences intemporelles, (une) réalité mise à nue, son travail a le mérite d’interpeller ce que nous sommes.

Introspection. 

      A l’inverse de cette extériorisation, Christophe Berdaguer et Marie Péjus, proposent un voyage interne . Dans un monde miniature apparaissant sous la forme de maquettes de  maisons en résine blanche. “Psychoarchitecture” transporte, dans un monde étheré, absout du temps et de l’espace. Un monde où les bâtisses seraient construites en sucre. Si ce n’est que les dessins qui les ont inspirés ont été réalisée par des enfants traumatisés. L’objectif des deux plasticiens est presque thérapeutique puisque les édifices sont un peu des réceptacle d’angoisse. Comme les rêves aux quels renvoient nécessairement ces objets.

“Nice to meet you” c’est le grand et le petit ; le figuratif et l’abstraction, le réaliste et l’onirique. L’exposition montre tout et son contraire, mais surtout ne pas chercher à comprendre. La subtilité : juste se laisser bercer... par un petit air de déjà vu, pour autant pas tout à fait désagréable.

            

¹ Béatrice Cussol, Jean-Luc Verna, Cédric Teisseire, Marc Chevallier, Emmanuelle Villard, Claire-Jeanne Jézéquel,  Caroline Boucher, Michel Blazy, Berdaguer & Péjus, Tatiana Trouvé, Pascal broccolichi, Philippe Gronon, bruno Serralongue, Natacha Lesueur, Timothy Mason, Bertrand Lamarche,  Brice Dellsperger.

Exposition “Nice tou meet you” du 10 mars au 3 juin 2007 au Mamac à Nice.

Ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00

04 97 13 42 01

www.mamac-nice.org

Posté par tiphaine26 à 17:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur La Villa Arson dans les galeries du Mamac

    Histoire de France

    Le documentaire de la Télévision Suisse Romande.
    L’article du Bondy Blog, l’affaire El Kozy.
    Au début de sa campagne le président Dilgo n’était pas aussi peu mouvant dans l’espace qu’il le prétend dans le commentaire d’un post d’un Blog Sarkosy. Pour l’Histoire, nous sommes le dimanche 10 décembre 2006 :
    "Cher amis, chères amies,
    En tant que président de la république, je réfléchis naturellement à la question de mes déplacements à l’étranger.
    Ce que je voudrais, c’est faire du remou, susciter du lien, donner des impulsions à la nouveauté, la créativité. Je voudrais apporter partout le souffle de Dilgo.
    J’attends l’expression de votre esprit même si je sais que les mots n’en diront pas le meilleur, le coeur. Actuellement je suis à Andernos, tranquille, incognito, serein, dégagé des préoccupations trop anxieuses de la vie politique. Non ! je n’aime pas avoir le nez sur les affaires du monde.
    Mais ou irais-je ensuite ? Je songe à ce petit village de la frontière italienne croisé au hasard d’une conversation au bistrot. A vrai dire je ne sais pas.
    Je ne me fie pas à ce qui résonne, mais à ce que je vois, comprends, entends. Et si je pouvais vous entendre davantage, je n’en serais pas mécontent.
    Quel voyage feriez-vous à l’étranger si vous étiez dans ma position de président ?"
    C’est l’époque notamment où le président rencontre le fameux Ulysse Bingley qui va tellement marquer son destin politique.

    Posté par dilgo, 28 mars 2007 à 03:27 | | Répondre
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