26 février 2007
Keny Arkana - La Rage (Clip)
Vidéo envoyée par niconues
"Entre ciment et belle étoile" : on plante la tente et on écoute la rumeur de la rue
Keny Arkana, a sorti son premier album "Entre ciment et belle étoile" en 2006. Ceux qui guettent les programmations musicales de Cannes (surtout de la MJC Picaud), ont dû apercevoir son nom et sa bouille. Keny Arkana : le nom est accrocheur et après seulement deux morceaux, j'adhère déjà ! Bien évidemment c'est du rap. Mais loin de nos périodes Skyrock et Fun radio, sa musique est authentique. Pourtant le rap et moi, ça fait plutôt douze. Mais les textes sont puissants et engagés, et elle aussi ça se voit, ça s'entend. Peut-on dire d'elle qu'elle suit la lignée de tel ou telle rappeur/euse... je ne suis pas une assez fine connaisseuse du genre pour le dire. En tous cas, le "nique ta mère" a évolué : ça fait plaisir. Du rap constructif, ça existe aussi.
En plus la pochette est très esthétique, le site internet très abouti et Keny a quelque chose de très joli... A découvrir absolument !
25 février 2007
Vers un changement de cycle
J'ai pris les précautions : dans la catégorie "édito" mes propos n'engagent que ma conscience et moi. Le ridicule ne tue personne, l'erreur est humaine donc les lignes suivantes sont largement contestables, biaisées par un jugement subjectif au possible. Nous avons tous le droit de s'essayer à la pensée "intellectuelle" et aux hypothèses sur le futur. "Utopie, le retour", peut-être... mais pourquoi pas ?
La Terre tourne. C'est une vérité indéniable. Celui qui émettrait la théorie inverse serait taxé de folie. Oui, la Terre tourne, les chances, les évènement, les cycles aussi. Bref, la révolution est un terme générique. A ce titre, peut-être notre heure a-t-elle tournée elle aussi ? J'entends : l'heure d'un Occident tout puissant face à un Sud assujetti. Les grands débuts de l'Homme se situe plutôt par là-bas. Toumaï, c'est l'Afrique. L'écriture, c'est la Mésopotamie, ainsi que l'agriculture. Les chiffres, Indien, Arabe. Les pâtes, Chinoises avant d'être Italiennes ! La liste est longue. Depuis des siècles nous avons eu tendance à oublier ce détail. Et cela fait quelques temps déjà que nous exerçons notre hégémonie. A nous la civilisations, la gloire et les lauriers, à nous les grandes inventions et découvertes.
Pourtant aujourd'hui c'est le cafouillage total. On s'englue dans un système démocratique à ré-inventer mais dont on contemple la petite mort en se disant "j'y vais, j'y vais pas ?".
Alors peut-être, est-il temps de laisser notre place et d'admettre cela. Le modèle pour la suite, viendrait d'ailleurs : de ce Sud toujours négligé sauf quand il s'agissait de nos intérêts. Je pense (avec toute la prudence possible) que nous sommes sur une pente, un déclin pour certains. Nous devons passer la main et les crises que nous traversons en seraient les prémices. On s'entête en Europe à dire : "non, notre continent n'est pas vieux". Peut-être, l'est-il en fait. Désuète l'Europe, obsolète ! La richesse (humaine, culturelle...) n'est plus ici. Et les pays en développement comme la Chine, l'Inde et bientôt l'Afrique représentent cette vraie richesse. Ça tout le monde en est convaincu mais qui est prêt à l'entendre et à laisser faire ?
Pas la Grande-Bretagne, ni l'Allemagne, ni les nouveaux pays d'Europe, ni le gouvernement français qui ne comprend pas. Par contre le peuple de France et les autres peuples qui revendiquent d'autres choses, d'autres idéaux que l'argent ont peut-être saisi ce qui est en train de se jouer. Leur message est encore diffus. Mais il est là, en filigrane. Il se profile. Et si les dirigeants croyaient encore en leurs citoyens, ils se diraient que ce sont peut être des visionnaires. Comme au temps de la révolution française et des guerres d'indépendances. "Allumer un, deux, plusieurs Viêt-nam" c'est comprendre que la dynamique d'un monde ce n'est pas trois pôles qui commercent entre eux et dictent à tous un mode de vie. Si l'on parle de planète globalisée il faut que tout le monde entre dans ce processus. Pas seulement les nantis.
En écrivant cela je me rends compte que ma pensée s'approche de celle des alter-mondialistes, pour ne citer qu'eux. On les prend pour des marginaux qui ont transformé leur luttes anarcho-marxiste d'antan en concept un peu bobo. Pourtant je crois fondamentalement qu'on ne peut prôner l'abolition des frontières sur un territoire donné sans accepter l'idée qu'un jour la roue tourne. Nous ne sommes pas, occidentaux, les maîtres du monde. Admettre que nous n'en sommes que des citoyens lambda c'est aussi accepter de revoir la politique générale qui sévit depuis des siècles. J'ai peur que ça ne soit pas pour demain. Mais croire que c'était plus simple du temps des états isolés, n'en déplaise aux extrême, c'est faux.
Si je vous dit tout ça, c'est que je viens de regarder "Riposte" sur France 5. Autour de Serge Moati étaient réunis les "grands intellectuels" français : Finkelkraut, Khan, Minc, Stora, Sollers... Ils ont disserté de politique purement française. Ils ont "élever" le débat à dire" Sarko et mieux que Ségo parce que... "et vice et versa. Je ne veux pas être une intello si mon abstraction se limite à cela. Un professeur nous a dit l'an dernier "les politiciens n'écoutent plus assez les penseurs". Mais ces derniers roulent pour les premiers et s'abaissent plus bas que le profane. Les penseurs doivent penser le monde d'aujourd'hui et de demain. J'avoue mes lacunes : je n'ai jamais lu aucun de ses auteurs et ce que j'en ai vu ce soir, ma fait dire : lisons le Petit prince, c'est mieux pour nous. Nous perdons tous notre humanité, et c'est contre cela qu'il faut lutter.
21 février 2007
Pas de place pour les homosexuels dans la législation française
La première chambre civile de la Cour de Cassation
a rejeté la possibilité pour les couples homo-parentaux de créer la
filiation entre un enfant et le/la conjoint/e de son parent biologique.
L'adoption cumulée au partage de l'autorité parentale sont prohibées
par la plus haute juridiction de France. Outre la décision de justice
discutable, on peut y voir le déni d'un pan entier de notre société.
La décision de la Cour de Cassation
Cette
conclusion est motivée en premier lieu, par le soucis de ne pas encore
complexifier une législation déjà floue. Face au vide juridique
concernant les couples homosexuels, chacun tente par ses propres moyens
et recours de faire valoir ses droits auprès de la Justice. Et parfois,
ça marche. Il y a une semaine la cour d'appel d'Amiens avait autorisé
l'adoption simple d'un enfant de deux ans par la conjointe de la mère
biologique. Cette décision n'est pas la seule mais toutes ont été
plombé par le coup d'arrêt porté par la Cour de Cassation.
Cette
dernière dénonce également le recours au partage de l'autorité
parentale lorsque l'adoption est prononcée, puisque la mère biologique
perd tous ses droits. Une accumulation de mesurettes "antinomiques"
selon la juridiction.
Plutôt que d'assouplir en attendant de
trouver mieux, les magistrat ont décidés de tout stopper. Les "intérêts
supérieurs de l'enfant" doivent prévaloir.
Une autre forme d'exclusion
Cette
préoccupation doit être l'articulation centrale des choix futurs. Peu
de parents le réfuteront. On ne peut pour autant exclure
les couples et surtout les enfants du système sous prétexte de
différence. On estime entre trente et quarante mille
le nombre d'enfants dont les parents sont homosexuels. S'ils ne
sont pas majoritaires, ils sont loin d'être négligeable par la loi.
Le
pays dans lequel nous vivons a mis en place des loi contre
l'homophobie. Ne pas garantir de protection à un enfant parce que ses
parents n'aiment pas dans la norme admise, n'est pas fidèle aux
principes de notre république. Déjà cinq états européens reconnaissent
l'adoption homo-parentale. Autant dire que la France a du retard.
intérêt
de l'enfant est peut-être d'avoir un foyer unis, tout simplement.
Arrêtons avec le déterminisme sexuel : les homos ne sont pas des
machines reproductrice de progénitures, elles aussi homosexuelles ! Si
nous ne les ghettoïsons pas les homosexusels ont une vie sociale comme
tout le monde. LA discussion est d'un autre temps et il faut penser à
varier els schémas. Ainsi qu'à combler au plus vite cette absence de
loi qui porte préjudice à partie de la société en désir d'existence
réelle.
04 février 2007
Version payante
On connaissait les difficultés financières de
l'hebdomadaire
Politis. Menacé de fermeture, le journal a d'abord fait appel à son
lectorat pour améliorer la situation. Peu de pub, dans la lignée des
journaux assez indépendants. Petit lifting également dans le site
internet. Des colonnes toutes neuves, rouge et jaune pétant... et un
accès aux articles payant. Même si le coût est modique (0.69 €
l'article), dommage pour les différents internautes fréquentant le
site. Les afficionados s'y retrouveront certainement.
Espéront au moins que cette bouée financière suffira à redynamiser les ventes de l'hebdomadaire.
03 février 2007
Blackout pour la planète
Jeudi 1er Février, un appel à la coupure d'éléctricité généralisée a été lancé. Cinq minutes de noir total de 19h 55 à 20h00 ( lancement des JT ), pour montrer notre adhésion à la cause écologique et soulager quelques instants la planète. Plus d'appareils allumés ou en veille, lumières éteintes... retour aux bougies.
Le mouvement contestataire et purement symbolique, initié par Thierry Salomon ( Négawatt ) aura finalement été suivi par trois millions de Français. Les citoyens ont craint, notamment la surcharge du système au moment de la remise en marche.
Panne de carburant pour les Verts
Malgré l'urgence écologique, le parti des Verts est encore considéré sur la scène politique come un petit parti, à l'influence limité. Hulot et son pacte écologique ont réussi à bouger les lignes en quelques semaines alors que les Verts se battent depuis des années. Pourtant sur le terrain, les avis sont favorables et les populations admettent qu'on a besoin d'eux. Aux dernières élections : seulement 5,25% et actuellemnt même pas 2% des intentions de vote. La position des Verts est très marquée. Avec ses "quinze orientations et ses cinquante propositions pour une France écologique et solidaire", le parti est-il trop à gauche ?
Appel a la prise de conscience : "l'appel de Paris"
ITS-NOT-TOO-LATE
Vidéo envoyée par ITS-NOT-TOO-LATE *
Il fait très chaud n'est-ce pas ? C'est vrai que c'est agréable de pouvoir se balader en pull en plein hiver. Même si le fond de l'air est un peu frais, le ciel est bleu (en tous cas sur la Côte d'azur) et le soleil réchauffe nos visages enfarinés. Le mimosa a eu trois semaines d'avance cette année et avec un peu de chance en avril on pourra déjà re sortir les t-shirt... mmm quel bonheur !
Ce scénario idyllique n'a rien de normal et si on regarde d'un peu plus près rien de très bénéfique non plus. En effet, 2007 est prédit comme l'année la plus chaude jamais enregistrée. Et cette douceur hivernal fait partie de tout un processus de dérèglement de notre climat.
Les spécialistes du climat en rendez-vous à Paris
Ces observations ont été mises une nouvelle fois en exergue par le GIEC ( groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ), qui a tenu séance pendant quatre jours à Paris. La rencontre s'est terminée hier et le quatrième rapport du groupe d'experts doit sortir prochainement.
Les conclusions sont alarmantes : d'ici à 2100 la température devrait augmenter de 1,5 à 5,8°C ; nous devrions connaître une nette diminution des jours froids et du gel ; le niveau marin connaîtrait une hausse de trois millimètres par an. Par conséquent l'écosystème s'en verrait fragilisé, les ressources vivantes menacées, nous devrions faire face à des mouvements migratoires de plus en plus importants et à des crise alimentaires. Un peu comme si la situation du continent africain s'étendait à l'échelle planétaire. Ce qui encore plus inquiétant c'est que tout cela, nous le savons. Pourtant de grande puissances comme les Etat-Unis ou en cours de mutations comme la Chine n'ont pas ratifier le protocole de Kyoto. Parce que le plus gros du problème se trouve dans cette abstention de prise de position : le GIEC a annoncé avec certitude (mais ça aussi tout le monde le sait) que l'activité humaine est globalement responsable de la déterioration du climat. En particulier l'émission de gaz à effet de serre.
Un changement de cap international
Tous les membres présents à la conférence, ont par ailleurs signé le texte de vingt-cinq pages, proposé par le GIEC. C'est à dire plus de cent pays parmi lesquels la Chine, la Russie ou l'Arabie Saoudite. Suite à cela, le président français s'est a nouveau prononcé pour un retour aux sources dans son "appel de Paris". J. Chirac a plaidé pour la création d'une réelle organisation internationale pour l'environnement, sur le modèle de l'ONU et de l'OMS( Organisation mondiale de la santé ). L' ONUE ( Organisation des nations unies pour l'environnement ) "doit être un instrument pour évaluer les dommages et comprendre comment y remédier". Un groupe pionner a d'ors et déjà été constitué afin de promouvoir cette nouvelle institution. Quarante-cinq pays dont l'italien, Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, le Cambodge, le Sénégal ou l'Algérie, participeront donc au printemps prochain, à la première réunion prévue au Maroc.
* [Inscrivez sur le site its-not-too-late.com et chaque semaine, vous pourrez choisir d'accomplir l'une ou l'autre des "missions" que nous vous proposerons : coller des faux PV sur les 4x4 garés en bas de chez vous, envoyer des films amusants à vos amis ou encore interpeller les candidats à la présidentielle... REJOINGEZ LA REVOLUTION ENERGETIQUE www.its-not-too-late.com]
02 février 2007
Bové dans le champ des présidentielles
Ce matin toutes les radios en parlent, le Parisien et Libération en ont fait leur une, TF1 a trouvé son interview de son JT de 20 heures, et probablement les chaînes du service public pour les jours à venir... Quel est ce remu-ménage matinal ? José Bové est candidat. Voilà c'est dit. Il ajoute désormais une énième alternative aux têtes d'affiches traditionnelles et un septième candidat à la gauche.
Malgré le soutien des trente-deux mille signatures apportées à la pétition qui circule sur Internet, la candidature du leader alter-mondialiste suscite la controverse. L'homme d'abord, avec cette image caricaturale qui lui colle à la peau. A côté d'un "petit César" et d'une "Madone", quels sont le poids et la crédibilité d'un "Astérix du Larzac" (1) ? José Bové pourfendeur de la mondialisation, chantre de la terre au naturel, représentant de "la France des invisibles" ... oui mais ! est-ce réellement la carrure d'un homme de pouvoir ? On le sait investi pour cette France alternative qui émerge mais les axes régaliens de la politiques tels que les relations internationales, la justice (certains diront qu'il connaît bien) ou encore la santé n'apparaissent qu'en filigrane dans ses prises de parole.
Un candidat à la marge
Il y a aussi la peur d'un autre 21 avril. Même si certains socialiste, comme J.- C. Cambadélis y voient la possibilité de ramener "au combat contre la droite au pouvoir des gens qui s'enfermaient dans le dépit", la candidature de Bové accentue encore la diversité à gauche et donc la difficulté du choix que les électeurs devront faire. Voteront-ils utile ou par convictions ? C'est l'éternel question. Mais le leader de la Conf' a déjà clairement annoncé qu'en cas d'émiettement des voix (ce que craignent les autres candidats écolo ou d'extrême gauche), il se désisterais. Bové veut être une force pour la gauche, dans toute sa diversité.
Le procès, enfin, se profile. Dans cinq jours (le 7 février) il sera jugé en cour de Cassation pour avoir fauché un champ transgénique en 2004 à Menville. Il encourt quatre mois de prison ferme, car il est considéré comme un "multirécidiviste". Si le jugement est appliqué, Bové dirigera les opérations depuis sa cellule. Ce qui ne semble pas le déranger. Bien que qu'il ne s'agisse pas des meilleures conditions pour mener campagne, on peut au moins reconnaître qu'il assume son statut de citoyen. Un président doit représenter les citoyens. Dans un pays comme la France dont le principe est l'égalité de tous devant la loi et les droits, il est aberrant que le président fasse partie d'une classe hyper-privilégiée.
Reste à voir si les électeurs sont prêts à mettre un autre monde en marche.
(1) employé par le Parisien




