l'actutopiste

blog pédagogique de description de l'information

22 janvier 2007

Bayrou en visite à Nice

      Les voeux : évènement incontournable du mois de janvier pour un responsable politique. Comme chaque année Rudy Salles, député UDF, en présence d'une partie de la population niçoise, a pu opérer un bilan de l'année achevée. Ce 21 janvier 2007 a également été l'occasion pour les militants et sympathisants centristes, d'accueillir à Acropolis, leur leader national : François Bayrou.

bayrouLe "troisième homme" est authentique. Selon R. Salles, il est lui aussi "un enfant du terroir" . Tout ce que le patron de l'UDF dit aux niçois vient "du fond du coeur". Pour 2007 il leur souhaite "l'espérance retrouvée et un avenir plus juste". On le devine, François Bayrou ne rend pas seulement visite à un vieil ami, il fait campagne et tente de séduire un électorat potentiel.
Le public, quant à lui, est assez enthousiaste. L'élu du Béarn n'a qu'une demie heure de retard, et son entrée version "sportif  qui vient de finir la course et qui fait un tour de stade juste pour la gloire et l'amour de l'assistance" plaît beaucoup... tonnerre d'applaudissements pour la star.

Un constat alarmiste

     Le candidat Bayrou dénonce : la persécution bipartiste du centrisme, le déclin de la France dans lequel "chacun a sa responsabilité", l'immobilisme du pays, une asphyxie lente due aux 35 heures et à un déficit hyper élevé...
(Photo D.R.)
En effet, selon lui la dette n'a jamais été aussi importante.  En 1981 (doit-on comprendre jusqu'à l'arrivée de Mitterand à l'Elysée ?) la France était le pays le moins endetté du monde alors qu'aujourd'hui le déficit est de un milliard cent cinquante-sept millions d'euros. Soit l'équivalent de
"deux mille euros prélevés chaque année à chaque Français"
Les retraites posent elles aussi un problème. Les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses, la proportion de jeunes actifs diminue : l'équation est mauvaise. Les jeunes ne peuvent plus payer les retraites des personnes âgées.
Et puis comme il en faut pour tout le monde... L'éducation. Très importante car " c'est notre seule richesse". Mais quel est ce monde où les élèves restent assis à l'entrée du professeur et se croient au même niveau que lui.

Des positions marquées... au centre

     On l'a compris, François Bayrou, c'est l'homme du terrain. Il représente la France des opprimés par l'alternance,  et ses propositions pour oxygéner cette frange de la population se veulent concrètes.
Lutte contre l'exclusion ou comment réinsérer durablement les quelques un millions trois cent mille RMistes. Son projet repose sur l'union des associations et des collectivités locales autour d'un même objectif : l'activité universelle. C'est à dire permettre aux plus démunis de rendre des services d'intérêt public contre rémunération. Une manière de remettre un pied dans le travail et dans la société. Initiative louable de la part de l'ancien ministre de l'éducation,  si instant plus tard il ne se décrédibilisait pas lui-même : "Le RMI c'est combien ? trois cent soixante dollars... euh, euros, c'estça ? Ah non ? quatre cent trente-trois, bon. C'est pas une grande différence de toute façon...".
Ensuite, l'école et l'instruction doivent "mobiliser tous [les] efforts". Il faut y mettre  les moyens qu'il faut et en même temps écrire dans le contrat les exigences nouvelles. La promotion scolaire des élèves issus de milieux difficiles ne doit pas être réservée à quelques établissement. Il faut généraliser les chances de parcours exceptionnels. Ainsi que rétablir au sein de la forteresse-école "la sécurité et l'autorité". Un enfant déstabilisé a toutes les chances de déstabiliser ses camarades. Bayrou préconise alors de placer l'élève dans une structure encadrée par des éducateurs. Position discutable, c'est vrai.
    
     L'allocution du candidat à la présidentielle aura duré une bonne heure et demi. Entre les boutades et les anecdotes on sent bien la ferveur populaire l'animer. Pour résumer, François Bayrou est "pour qu'on repasse la marche avant" . Bien sûr ça serait mieux. Mais au milieu d'une campagne où le programme de chacun ressemble à un règlement de compte, la posture de Bayrou ne tranche pas vraiment. Reprendre les poncifs des deux grands partis, c'est adopter le centre d'une manière un peu trop simpliste !

T.R.

Posté par tiphaine26 à 11:55 - Présidentielles 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


17 janvier 2007

The Fontain : la vertu apaisante


The Fontain
Vidéo envoyée par Studioc

      Il nous avait scotshés avec son Requiem (Requiem for a dream). Il réitère l'exploit avec the Fontain. Darren Aronofsky prépare depuis 1999, un film puissant qui pousse à réfléchir.
La trame de l'histoire est plutôt simple : Thomas est chirurgien et en même temps il recherche un moyen de guérir sa femme, Izzie, d'une tumeur. Lui, le carthésien redoute la mort et veut la combattre. Elle, voit certainement cela d'abord comme une libération, mais aussi le début d'autre chose... L'éternité. Cette ode à la vie (dans la mort) est disséquée en trois dimensions. Celle de la réalité, celle de l'histoire qu'écrit Izzie, enfin celle de l'âme de Thomas (c'est en tous cas comme cela que je l'ai interprété). Trois époques et mondes différents, mais une même quête : l'arbre de vie et par là même, l'immortalité.

"L'immortalité de mes 20 ans s'éloignait et les histoires évoquant la quête de la fontaine de jouvence me tournaient dans la tête. D'un seul coup, la vie éternelle montrait des failles, des gens que j'aimais faisaient face aux vrais problèmes de la vie, de la mort et de l'amour."*

    En dehors d'une symbolique forte, le film est également très esthétique. Sur tous les plans : comme pour Requiem, le visuel et l'auditif  (la B.O est à nouveau signée Clint Mansell) se complètent pour un résultat envoûtant.
Les mises en abîmes que nous propose son réalisateur sont nombreuses et pourraient être salvatrices si tous nous apprenions à envisager les choses comme l'héroïne.
On reconnaît la patte de Aronofsky : images "psychédéliques", séquences répétitives pour mieux nous imprégner de l'atmosphère.
     A voir, à méditer et à garder en mémoire pour les moments difficiles où parfois les petits rien deviennet de vraies montagnes...

Casting
Tomas/Tommy/Tom Creo   Hugh Jackman
Isabel/ Izzie Creo
Lilian Guzetti   Ellen Burstyn
Père Avila   Mark Margolis
Del Toro   Alexander Bisping

* Citation Allociné

Posté par tiphaine26 à 23:30 - Culture - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 janvier 2007

Sarkozy, candidat (unique) officiel à la présidentielle 2007

     file_228479_224380_vignette_une
     Comme prévu le Sarko's show s'est tenu Porte de Versailles. Au lieu des cinquante mille prévus, ce sont quatre-vingt mille personnes qui y ont assisté. C'est comme si on y était, nous aussi. En direct du canapé et de i-TV, nous avons pu suivre les discours des ténors de l'UMP (... postillons et gouttes de sueur en moins).

Tapis rouge pour Sarkozy
      
      
La réception est d'abord, très bien orchestrée. François Fillon ouvre la voie à ses collègues avec une allocution élogieuse pour le candidat de quinze minutes, temps aparti pour chacune des prestations. Parce qu'ensuite se sont succédés Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé et MAM. Tous ont parlé avec éloquence voir grandiloquance : de ce qu'est pour eux la République, de ce qu'est la France et surtout pour prouver leur allégeance à Nicolas Sarkozy.
Celui-ci sait se faire désirer. Le public est quasiment en liesse. Surtout au fond. Les jeunes de l'UMP, la relève agite les drapeaux avec un patriotisme presque effarant. La croix de Lorraine flotte. Que n'auraient-ils pas dit s'il s'était s'agit de la faucille et du marteau ?
     Au bout d'une heure, il arrive. Il a la tête des bons jours, celle du vainqueur. Treize heures cinquante, dix minutes avant l'annonce des résultats, il commence à parler. Son émotion le submerge paraît-il. Il interpelle ses disciples pour les remercier... Ah non ! le mot "merci" ne suffirait pas ajoute-t-il.
Ce que tout le monde attend avec impatience et tonnerre d'applaudissements, c'est le score. Impossible à décliner au plurielle, parce que c'est un plebiscite qu'espèrent tous les sarkozystes. 98%... poum ! c'est tombé. On frôle la parfaite unanimité.
     Oui mais, 98% de quoi. Quel est le pourcentage de militants qui se sont exprimer pour ce suffrage ? Seuls 69% des militants UMP ont voté. Soit 31% qui n'ont, au contraire, pas voté. Le score très élevé de Sarkozy est a rapporter au taux moyen de votants. [ndlr :Pour simple comparaison, 82,04% de militants socialistes se sont exprimés lors des primaires du parti dont 60% pour Ségolène Royal.]

Un programme où tout devient possible

     La suite est très républicaine. Sont leit motiv, l'opposition entre "république réelle" (de droite) et "république virtuelle" (de gauche) Le candidat officiel veut une France juste, égalitaire et non égalitariste, une france de la méritocratie où on aide celui qui veut, où on laisse celui qui ne veut pas, une France en rupture avec l'assistanat. Sarkozy, et ses amis juste avant lui, l'ont dit il ne veulent pas d'une France de gauche. Ce dernier mot proféré comme une insulte.
"Ma France" assène-t-il encore c'es une France laïque et une France de l'éducation. L'école doit être "autoritaire". "L'élève doit se lever quand rentre le maître (...) l'élève ne doit pas être l'égal du maître"
.
Ensuite sarkozy parle aux jeunes, comme un bon père. La société vous considérera comme des adultes dès votre majorité, vous permettra de vous émanciper financièrement du foyer de vos parents en echange de quoi vous devrez donner le meilleur de vous même, être prêt à travailler.
Puis, vient le volet international, où Sarkozy affirme ne vouloir cautionner aucune dictature. A bat la burka, les hommes qui oppriment les femmes, vive l'amitié avec les Etats-unis et le droit des peuples. C'est très vrai tout cela. Il a tapé très fort dans la démagogie.
La dernière partie porte sur la constitution européenne qu'il fera passer en urgence dès son arrivée au pouvoir, parce que la "république réelle" c'est celle qui comprend que seule elle n'est plus rien.
     "Ensemble tout devient possible", c'est donc son slogan pour que tous les citoyens se sentent associés au projet même si dans sa bouche ça donne plutôt : "Je veux être président d'une France (...)" ou "Ma France est celle de (...)". Une vision plutôt personnelle du projet très collectif que devrait être une campagne présidentielle.

Posté par tiphaine26 à 19:41 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2007

Tortures en Egypte : l'impunité perdure

     http://www.youtube.com/watch?v=VhQRFz65M6s&mode=related&search=  (visionnez la vidéo avant de lire)

    Non, il ne s'agit pas d'un concours de cochon pendu ni d'une reconstitution de pratique sado-maso. Cette fimagesemme est bel et bien en train de se faire torturer par des policiers égyptiens. Son cas n'est pas isolé. L'organisation Human Right Watch explique que les tortures ne concernent plus seulement les islamistes soupçonnés de terrorisme, mais s'étend à la population civile. Pour qu'elle donne des noms.
     Ce matin, Libération publie un papier relatant la torture d'un jeune chauffeur de bus, Emad El-Kabir, âgé de vingt-et-un ans :
"Sur un sol sale, carrelé de blanc, un homme rugit de souffrance. «Pacha (1), pacha, je suis désolé», pleure-t-il à l'adresse d'un interlocuteur invisible. La caméra ­ celle d'un téléphone portable ­ s'approche de son visage décomposé par la douleur, puis s'écarte un peu. L'homme se tord, il a les mains liées, le pantalon baissé, ses jambes sont maintenues relevées. On entend des voix se moquer de lui, puis de nouveau ses cris alors qu'un bâton est enfoncé dans son anus." [Libération, 13 janvier 2007]
      La vidéo des tortures circule déjà sur Internet. Elle a été mise en ligne par le journaliste et blogueur
Wael Abbas avant d'être reprise par le journal indépendant Al-Fagr qui a mené l'enquête. A nouveau les sévices ont été perpétrées par des membres des forces de l'ordre. Emad avait été arrêté en janvier 2006 pour être intervenu lors d'une querelle entre des policiers et un membre de sa famille. Un geste pacifique qui lui a valu le sort que l'on connaît.
      Le retentissement médiatique de l'affaire a été tel, que les autorités se sont résolu a effectuer des investigations officielles. Si les deux auteurs présumés des tortures seront jugés le 3 mars prochain, la jeune victime, elle, est déjà sous les verrous. Motif : obstruction au travail des autorités.

(1) terme de déférence en Egypte

Posté par tiphaine26 à 17:29 - International - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Napoléon, bis repetitas

       Plus rien, ou presque, ne lui barre la route. Nicolas Sarkozy avale un à un les adversaires posarkonaptentiels de sa majorité. Malgré des procédés que tous pourrions dénoncer, il est en train d'arriver à ses fins. Demain aura lieu devant cinquante mille personnes le "sacre" du ministre de l'Intérieur, par sa famille politique. Comme d'habitude, pourquoi faire dans la discrétion ? En plus d'un plebiscite, ce sera un show. Et pour l'évenementiel, Sarko met le paquet.   L'organisateur de la soirée n'est autre que Didier Froehly, réalisateur de La nouvelle star sur M6. Le budget s'élève à 3,5 millions d'euros. C'est à dire trois fois plus que la campagne de Marie-Georges Buffet.
     Rien ne drevrait venir gâcher la petite sauterie. Barbelivien en DJ's, Clavier en Clown et Doc Gynéco pour la détente. Non vraiment les fans... euh, les militants ne le regretteront pas. Et puis Sarko, il est moderne, c'est vrai. Jeune, fringant, c'est un peu le rebelle de l'UMP. Il n'hésite pas à revisiter à sa sauce des slogans aux sonorités quelques peu soixante-huitardes.

Le candidat de tous les exclus idéologiques (!)

     Sa phrase choc c'est : "Tout devient possible avec Nicolas Sarkozy". Un appel lancé à tous ceux qui se sentent déçus par les politiques de protections sociales, qui en ont marre d'avoir un système scolaire ou de santé accessibles à une majorité, qui pensent que les SDF ont choisi leur mode de vie et que les jeunes sont tous des délinquants en puissance. Bref, une sentance censée rassembler tous ceux qui pleurent face à l'indécence "gauchisante" de notre pays.
Attention, pour les aveugles de première et dernière heure. Sarkozy ce n'est pas seulement une incarnation de feu Napoléon. A ses heures perdues, il se déguise aussi en Schtroumph Farceur. Vous savez, celui qui offre des cadeaux explosifs...

illustration blog.antisarko.fr

Posté par tiphaine26 à 15:18 - Présidentielles 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

MAM bat en retraite

La finale des présidentielles 2007 ne sera pas fémino-féminine. Michèle Alliot-Marie, qui aurait pu être une potentielle rivale à la madone du PS, vient d'annoncer qu'elle se ralliait à Sarkozy.

Le premier épisode aurait pu s'intituler :"MAM s'en va en guerre". Depuis plusieurs mois, la ministre de la Défense tentait de s'imposer comme une alternative au sein de l'UMP, s'opposant alors à Nicolas Sarkozy et autres candidats pressentis, comme Christine Boutin. Le message est clair : il est necessaire d'assurer une réelle descendance gaulliste à Jacques Chirac. Mais le combat s'annonce difficile. Celui qui se considère comme une sorte de messie de la France, ne compte pas rennoncer à la primauté. Pas question de galanterie en politique... quitte à ignorer la dame lors des réunions du parti. En tous cas MAM ne se démonte pas. Blindée comme un char d'assaut, la "numéro trois" du gouvernement revendique son droit à la candidature. S'il faut elle se présentera sans aucun soutien de sa famille politique, à l'instar du député Nicolas Dupont-Aignan.

"Il [a] fait siennes un certains nombres de [mes] propositions."

Mais voilà, en cours de route... Patatra ! MAM revient les bras ballants. Enfin, à l'en croire pas tout à fait. Elle se déclare "enthousiaste" de défendre ses idées face "au risque socialiste d'une part, face aussi, il faut bien le dire au risque extrémiste". Et de le faire aux côtés du ministre de l'Intérieur. Ce dernier a fait des concessions (!). Il a accepté d'ecouter sa majorité. Et MAM de se réjouir qu'il "ait montré qu'il était sensible à [ses] préoccupations, qu'il ait fait siennes un certain nombre des propositions [qu'elle] avait faites". Alors que la gaullisme de souche retourne sa veste, la ruoture tranquille, elle, avance.

Posté par tiphaine26 à 15:02 - Présidentielles 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 janvier 2007

Je sais pas !

Le sondage sur la côte d'Azur, grande répétition générale !

     Pour qui allez-vous voter aux élections présidentielles ? Grande et vaste question, n'est-ce pas ! Tout le monde cherche à le savoir et on multiplie les enquêtes.
Dernier sondage en date, celui de  La Provence-
Nice Matin, dont les résultats ont été publiés hier. Ainsi, en PACA Nicolas Sarkozy arrive en tête ( 36%) devant Ségolène Royale (23%) et Jean-Marie Le Pen (19%).
     Pourtant, quel politicien, pour se justifier de son faible score, ne nous répète pas que les sondages sont aléatoires et qu'ils fournissent des indications, non des certitudes. Alors si tout le monde est d'accord, pourquoi  s'obstine-t-on.
     Je voudrais, d'autant plus, attirer votre attention sur (passez-moi l'expression), l'inéptie de celui-ci. J'ai été interrogée par téléphone il y a quelque jours à propos de mes intentions de vote. Je vous re situe le contexte : le téléphone fonctionne mal par conséquent je n'entends quasiment rien ; mon interlocutrice débite son texte comme un automate avec un accent à couper au couteau ; je suis en pleines révisions d'anthropologie et mon cerveau sature !
     Bref, première question : "Si les élections présidentielles avaient lieu dans quatre jours (!) pour qui voteriez-vous au premier tour ? " Et d'énumerer tous les candidats un à un.
Pour qui vais-je voter, l'interrogation prend alors toute son ampleur. Il me reste trois mois et demi pour prendre mes responsablités civiques... mais pour le moment je dois me projeter le film en quatre jours. Au hasard (pas totalement en fait) : "Marie-Georges Buffet", je réponds. Et voilà, pour les sondages je fais partie des sympathisants communistes. Ce n'est pas une tare me direz-vous. Seulement ma réponse n'est qu'à moitié honnête. Je n'en sais fichtre rien, pour qui je vais voter. Et je pense qu'une majorité de gens se trouve dans la même impasse face à des question si bêtes. "Quatre jours" alors que l'unique chose qu'on voit c'est Sarkozy tenter de voler la couronne, la candidate PS inventer des proverbes chionois, les collectifs antilibéraux se désagréger comme un crumble. Le seul dont on connaisse vraiment les ambitions, c'ets Le Pen qui ne change pas de leit motiv depuis 1974 :
"dehors les étrangers!".
     Ajoutons à cela la problématique du vote utile ou du vote de convictions. Que fait-on quand la candidate de gauche ne nous inspire pas tellement, mais qu' intégrer les 4% d'azuréens pro-coco n'a aucune chance de peser dans la balance ?
Faire des sondages, c'est bien beau.  Il est judicieux de connaître les grandes tendances de la population... mais quoi ? Ces sondages ne leur servent qu'à ajuster leur image et non leur programme, car tout est déjà discuté.

T.R.

Posté par tiphaine26 à 12:06 - Présidentielles 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sans toit ni loi...

Depuis prês de trois semaines les tentes des Enfants de Don Quichotte (EDQ), investissent le pays pour montrer du doigt les lacunes en matières de logement. Le gouvernement tente de répondre à leur appel.

    Pour finir l'année 2006 sur un thème qui lui est cher, J. Chirac fait part, dans son allocution du 31 décembre, d'un nouveau projet pour la France. Instituer le logement comme un droit opposable, et l'inscrire en tant que tel dans la Constitution. D'ici « peu », l'Etat devra être en mesure de fournir à chacun de ses citoyen un logement décent.Si ce n'est pas le cas, le dit citoyen aura la possibilité de se retourner contre l'Etat.
Les mesures annoncées reprennent quelques uns des points éditer par la Charte du Canal Saint-Martin. Pour les EDQ, même si c'est bien, on ne doit pas s'arrêter là... et gare aux belles paroles. Ils préconisent aussi la réquisition des logements sociaux et la création de solutions durables. De plus, le temps estimé pour la mise en place des mesures est de cinq ans. Des actions palliatives d'urgence sont, elles aussi, nécessaires.

Un beau plâtre pour la fracture
   
    
Le gouvernement semble penser qu'il s'agit là d'une véritable révolution sociale. Une occasion pour la majorité du président de renouer avec la traditionnelle lutte contre « la fracture sociale ».
Depuis dix ans, il serait temps de s'en occuper !
Ségolène Royal est, d'ailleurs, déjà montée au créneau. Selon la candidate PS, «  [ce sont des] promesses trop tardives et précipitées pour être honnêtes ».
     Etait-il vraiment utile d'attendre que quatre-vingt six mille cinq cents personnes (rapport 2006 de la Fondation Abbé Pierre) soient privées d'un domicile fixe et que neuf cent trente-quatre mille- autres se voient dans l'obligation de vivre dans des logements de fortune (cabanons, camping, hôtels, foyers...) ?
On ne sait pas ce qui pousse les gens (les dirigeants ?) à fermer les yeux sur la misère. La pauvreté fait probablement partie de ces choses qu'on pense très très loin.
     Le gouvernement se persuade peut être qu'il s'apprête à franchir le ravin des inegalités sociales. Mais il révoltant de voir que la France ait besoin de se transformer en camping géant pour que l' Etat se rappelle qu'avoir un toit devrait être un droit inaléniable. Certains maires se plaignent de voir les tentent pousser partout et accusent les SDF de « médiatisme » (Jacques Peyrat il y a quelques jours aux informations régionales)... Si, entre autre, le quotat de logements sociaux était respecté, le problème ne serait certainement pas aussi important !

P.S : Information de dernière minute au JT de ce soir : le gouvernement vient de se prononcer sur la création de vingt-sept mille places durables. Les SDF, eux, ne semblent pas vouloir bouger. Ils attendent des preuves : à chaque logement attribué une tente sera démontée.

T.R.

Posté par tiphaine26 à 11:21 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 janvier 2007

Ca vous fait rêver ?

     scoop                                                                                                                                                                                                                                         La sortie de ce film n'est plus vraiment un Scoop (admirez le jeux de mot)... Mais que voulez-vous, à Die les sorties en salles (on peut même enlever le -s- car il n'y a qu'une seule salle) sont différées de plusieurs semaines.

      Le scoop, tout journaliste en rêve une fois au moins dans sa vie. Certains y parviennent et passent les premiers la frontière viêtnamo-cambodgienne en plein conflit communiste. D'autres revèlent de grands complots politiques américains... bon pas tous c'est vrai. Parce que comme dirait Joe Stroebel, le journaliste fantôme, un scoop, on passe toute sa vie à lui courir après... et pas sûr de l'attraper.
Bref ! venons-en au film. Scoop, c'est le dernier long-métrage de Woody Allen où la pulpeuse Scarlett Johansson campe une jeune étudiante en journalisme. Enfermée dans le dématérialiseur de Allen/Splendido le magicien, elle reçoit un message de l'au-delà : Joe Stroebel, un grand journaliste, la pistonne sur un scoop. Un riche héritier (Hugh Lackmann) est soupçonné d'être "le tueur au tarot" qui sévit auprès des jeunes prostituées de Londres. Sondra (Scarlett), entraînant avec elle le magicien, va traquer le jeune homme pour découvrir la vérité.
    Comme à son habitude, W. Allen trouve le bon mot, le comique de répétition, le burlesque même dans des moments un peu pathétiques. En tous cas, c'est une bonne recette, qui allie ce qu'il faut de suspens, d'eau de rose (pour les amatrices) et beaucoup d'autodérision. C'est peut-être, d'ailleurs, le plus savoureux.
   

Posté par tiphaine26 à 21:50 - Culture - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Collaboration France-Afrique ?

    Quand on soutient des valeurs peut-on clairement rejeter le régime qui les véhicule ? C'est en tous cas ce que prétend faire la France lorsqu'elle apporte son concours aux gouvernements tchadien et centrafricain dans leur lutte contre les rebelles. C'est-à-dire, de la même façon qu'elle a appuyé il y a une dizaine d'années la mise en place d'une dictature au Tchad, et en 2003 la candidature, a priori réformiste, d'un candidat -maintenant président- en Centrafrique.
Doit-on en déduire que la France (patrie des droits de l'Homme) cautionne une dictature et approuve ses valeurs ?

Sur plusieurs tableaux...
   
    
L'autre élément  en dit long, lui aussi, sur le double jeu diplomatique auquel se prête notre gouvernement. Les rebelles qui attaquent le Tchad et le Centrafrique sont "missionnés" par des pays voisins comme le Soudan. La France défend donc deux états (autoritaires) africains contre l'attaque  à demi-mot d'un autre état (autoritaire) africain. A demi-mot, oui. Car officiellement, il s'agit d'un conflit interne. Dans ces condidtions, la France n'y a aucun droit d'ingérence.
Par ailleurs, elle continue de soutenir le Soudan -tacitement- dans l'envoi de ses mercenaires au Darfour. Elle favorise en quelques sortes l'oppression d'une partie de la population, comme elle contribue à faire taire les contestations contre le régime (islamiste).
     Alors motivations philanthropiques d'un pays démocratique qui veut donner l'exemple ou ancienne puissance coloniale qui cherche à préserver ses intérêts ? Quelqu'un m'a dit : " c'est ça la diplomatie"... comprendre : laisser des peuples s'entretuer pour assurer ses arrières financiers ?


    

T.R.

Posté par tiphaine26 à 11:02 - International - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »