03 janvier 2007

Des candidats en or

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En France, on reproche aux hommes politiques, et particulièrement aux candidats à la présidentielle, de se mettre les médias dans la poche. On dénonce par exemple, la complicité entre Lagardère et Sarkozy. On assiste à la peopolisation de Ségolène. Bayrou crie au loup face à l'exhibition de ses concurrents. Trop souvent nos dirigeants réfléchissent en terme de temps de parole ou d'image, de nombre de unes, de meetings.

     Outre Atlantique, cette tendance est poussée à son paroxysme. Les médias mènent la danse et  l'expression "quatrième pouvoir" prend toute sa force. Ce sont les sponsors, les managers des élections. C'est en tous cas ce que révèle un article paru dans le Plan B [n°5 déc.06/jan07] : "Les médias captent, sous forme de spots publicitaires, environ la moitié des dépenses de campagnes." Si un candidat aux élections, quelles qu'elles soient, ne part pas avec un capital suffisant, les médias le censurent. Ils lui interdisent par exemple, l'accès aux plateaux de télévision, alors qu'il s'agit d'une étape primordiale dans la campagne. Finalement, les médias choisissent eux même leurs "poulains" dans un panel. Ils agissent comme des turfistes. La mise de départ pour une chaîne comme NY 1 (groupe Murdoch) : cinq cent mille dollars. C'est la somme minimum que les aspirants au titre doivent dépenser au cours de leur campagne. Ils doivent également recueillir au moins 5% des intentions de vote.

     On est en droit de se poser quelques questions sur la santé de la démocratie de l'autre côté de l'océan, puisque celle-ci est déterminée en fonction de la quantité d'argent des hommes politiques. Quel est donc le degré de représentativité de ces derniers, sachant que certains médias  les soutiennent ouvertement (Fox TV, entre autres) ? Les Américains liront-ils les programmes des prochaines élections dans les magazines télé ? Si c'est rentable…

T.R.

Posté par tiphaine26 à 21:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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